APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Loi-programme
Selon "Le Monde"
1er février 2003

Le journal "Le Monde", dans son édition du 30 janvier, a publié un article sous le titre "Les DOM attendent un rebond économique des réformes politiques". Voici notamment ce qu’il écrit : « Qu’il s’agisse des Antilles, de la Guyane ou de La Réunion, la situation socio-économique des DOM n’est, en effet, pas nouvelle.
En dépit d’une très légère amélioration, les taux de chômage varient de 19% en Guyane à près de 30% à La Réunion. Ce dernier département détient un autre record : près d’un habitant sur dix bénéficie du RMI.
Comme dans les autres collectivités d’outre-mer, le taux de création d’entreprises y est pourtant très sensiblement supérieur à la moyenne nationale. Selon la Fédération des entreprises d’outre-mer (FEDOM), qui regroupe les organisations patronales, de 4.000 à 5.000 emplois y sont créés chaque année, mais, dans le même laps de temps, quelque 7.000 jeunes Réunionnais arrivent sur le marché du travail.
« C’est la démographie qui plombe l’économie », résume Brigitte Girardin, ministre de l’Outre-mer. L’insularité, l’éloignement de la métropole, le coût des transports, celui du travail, l’étroitesse des marchés locaux et la concurrence touristique accrue de l’environnement régional (Cuba ou Saint-Domingue, dans les Caraïbes ; l’île Maurice dans l’océan Indien) constituent autant de handicaps supplémentaires », écrit le journaliste Jean-Louis Saux.
Brigitte Girardin est donc bien consciente que la question démographique est prépondérante et que La Réunion va connaître, dans les années à venir, une augmentation sensible du nombre d’actifs. « Les prévisions de l’INSEE indiquent que la population active continuera à augmenter dans les 30 prochaines années. Elle aura augmenté de moitié en 2030. Le CESR estime qu’il y aura entre 90.000 et 163.000 personnes supplémentaires sur le marché de l’emploi en 2020 », expliquait Élie Hoarau lundi, lors d’une conférence de presse.
La question reste donc posée : la loi-programme offre-t-elle des dispositifs suffisants pour permettre à La Réunion de faire face aux défis ? Non, répondait lundi le PCR. Une réponse partagée mercredi par certains socio-professionnels qui regrettaient que la loi-programme ne contienne aucune disposition permettant l’ouverture de La Réunion non seulement sur son environnement géographique immédiat, mais sur les pays riverains de l’océan Indien.
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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