Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Agriculture
Table ronde à la Région sur l’élevage victime des intempéries
5 septembre 2003

Après la visite des éleveurs à la Région il y a une semaine et suite à la délégation formée à l’initiative du Conseil régional pour aller alerter le ministère de l’Agriculture à Paris sur la situation difficile des éleveurs bovins réunionnais, une table ronde a eu lieu hier à la Région. Participaient à cette réunion les représentants des éleveurs, les représentants des organisations syndicales et professionnelles, de la Chambre d’agriculture, de la Direction de l’agriculture et de la forêt (DAF), de la Direction des services vétérinaires (DSV) et bien sûr de la Région, avec le président Paul Vergès.
Il fut d’abord question du bilan de la visite effectuée par une délégation d’éleveurs à Paris, au ministère de l’Agriculture où les professionnels ont été reçus par des conseillers du ministre Hervé Gaymard. De cette visite, il ressort surtout l’absence de toutes données permettant au ministère d’évaluer la situation et de prendre les dispositions nécessaires.
Il appartiendra donc à la Chambre d’agriculture de ficeler le dossier que la DAF transmettra ensuite au ministère pour les suites à donner. Mais au-delà des intempéries et de leurs conséquences, c’est toute la situation de la filière, surtout pour l’élevage laitier qui pose problème. Une réunion se tiendra prochainement, vraisemblablement la semaine prochaine pour faire un tour d’horizon de la situation. Car nombre d’élevages sont fragilisés et les dernières intempéries n’ont guère arrangé les choses. Autrement dit, plus que les conséquences des pluies exceptionnelles et du froid, il y a un problème de fond à régler. Mais pour les agriculteurs concernés, une chose est sûre : il faut faire vite, car il y a urgence.
Du côté des organisations syndicales, le sentiment après cette réunion était mitigé. Ainsi, jean-Bernard Hoarau, pour la FDSEA ne cache pas une certaine déception. Pour lui, face à l’urgence, il y a autre chose à faire que de se renvoyer la balle.
Jean-Marc Lépinay, pour la CGPER est plus nuancé. Certes, la réunion n’a pas apporté de solution immédiates, mais il salue malgré tout l’initiative de la Région de prendre les choses en mains, d’avoir initié la mission à Paris, organisé cette réunion d’hier avec tous les partenaires concernés et surtout d’avoir débloqué cette enveloppe exceptionnelle de 103.000 euros pour l’aide aux complément de nourriture pour les bêtes. Mais, fait remarquer Jean-Marc Lépinay, malgré tout ces efforts, si l’état de catastrophe naturelle est constaté, les premières aides n’arriveront que dans 4 à 5 mois. Or, souligne-t-il, il y a urgence. Si la balle est dans le camp de l’État, pour l’heure, note Jean-Marc Lépinay, « la Région reste le partenaire numéro un ».
Courrier des lecteurs
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