Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Économie
Entreprises
20 octobre 2003

Dans son dernier numéro d’’Économie de La Réunion’, l’INSEE s’est également penché sur la création d’entreprises. Si l’on constate un nombre très important de créations, on enregistre également un nombre impressionnant de cessation d’activité. La survie des entreprises est faible…
Point extrêmement intéressant : « depuis 1995, La Réunion est la région française qui a le plus fort taux de création d’entreprises ». Mais sur les quelques 4.000 nouvelles entreprises créées chaque année, seules 2.200 parviennent à fêter leur troisième anniversaire. Analyse de l’INSEE : « Les chances de survie des entreprises réunionnaises varient selon les secteurs d’activité ». Les entreprises immobilières "résistent" mieux que les entreprises du BTP.
L’enquête met en exergue « la nécessité et le goût d’entreprendre » des créateurs. Nécessité : « un nouvel entrepreneur sur quatre était sans activité lors de la mise en place de son projet et un sur trois se déclarait chômeur ».
Le "goût d’entreprendre" varie en fonction de la situation du créateur : « ceux qui étaient déjà en activité déclarent à 62% créer une entreprise par goût. (...). Parmi les inactifs et les chômeurs, 40% déclarent avoir créé leur entreprise par choix. Cependant, ce choix semble plus dicté par une nécessité puisque seuls 40% d’entre eux déclarent l’avoir fait par goût ».
Concurrence
Quant aux raisons de la cessation d’activité de l’entreprise, elles proviennent essentiellement du fait que « un seul créateur d’entreprise interrogé sur 4 a pris le temps d’effectuer une étude de marché au préalable ». Mais lorsque l’entreprise "innove", une fois sur deux la création a été précédée d’une étude de marché.
Par ailleurs, 83% des créateurs d’entreprises savent qu’ils vont se lancer dans un marché où sévit une forte concurrence. Mais les 2/3 n’ont pas fait de prospection de clientèle préalablement. Et au 2/3, la clientèle concernée par la création de l’entreprise est une clientèle de particuliers.
9% ont eu des aides publiques....
« Plus de la moitié des entreprises a été créée sans étude financière préalable et seuls 40% des nouveaux créateurs ont effectué des comptes prévisionnels ou se sont préoccupés d’estimer leur besoin de trésorerie ». Et plus de la moitié des créateurs d’entreprises montent leur projet sur leurs ressources personnelles. L’INSEE poursuit : « Plus de 85% des créateurs d’entreprises se lancent sans aucune aide publique. Seuls 9% des créateurs ont bénéficié d’exonérations pour le montant de leur projet. Plus de la moitié de ces exonérations est liée à l’ACRRE, dispositif mis en place pour favoriser les initiatives des demandeurs d’emplois et lutter contre le chômage ».
Autre raison de cessation des activités, le fait que les entrepreneurs n’aient pas sollicité des conseils extérieurs pour la gestion. Enfin, « le choix du type d’entreprise favorise considérablement la bonne tenue du projet. Une constitution en société plutôt qu’en simple entreprise augmente de moitié les chances de survie à trois ans et multiplie par 1,65 les chances de survie à deux ans ».
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
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