Dans l’actualité

16 mars 2004


Social

- À l’appel de la C.G.T.R.-P.T.T.

Grève à la poste de l’Entre Deux aujourd’hui

Suite au préavis de grève déposé pour aujourd’hui, la CGTR-PTT a été reçue en négociation hier sur les points suivants : conditions de travail (tournées surchargées, compensation des dépassements) ; la mise à temps complet du volant de remplacement et de la tournée 4 ; effectifs supplémentaires (refus de congés, tournée 2 à découvert depuis une semaine) ; révision des tournées.
Les négociations et les revendications n’auraient pas abouti : « la Poste campe sur sa politique de restrictions, de mépris du personnel et des usagers en insistant sur la casse du service public », d’après le communiqué du syndicat .
C’est pourquoi, la CGTR-PTT appelle l’ensemble des usagers concernés à manifester leurs mécontentements avec le personnel en grève, devant le bureau de poste de l’Entre-Deux aujourd’hui à partir de 8 heures.

- La section syndicale Chambre de métiers s’insurge contre ses employeurs

Solidaire du mouvement de grève national des artisans

La section syndicale Chambre de métiers a diffusé un communiqué. Selon les syndicalistes, la situation de l’institution est alarmante. Ils expliquent également les raisons du mouvement de grève national prévu aujourd’hui, qui « est la conséquence directe du blocage et du chantage des employeurs des Chambres de Métiers », explique le délégué syndical CFDT, Chaouki Trimèche. Et de poursuivre : « Nous subissons des attaques frontales sans précédent de la part de nos employeurs avec la complicité du gouvernement actuel », à savoir : l’« obstination » des employeurs à vouloir « casser » le statut des employés en s’appuyant sur la politique antisociale, ultra-libérale du gouvernement ; une précarisation amplifiée au détriment des usagers de la Chambre de métiers ; une remise en question des accords signés nationaux et locaux relatifs à l’ARTT ; une « insécurité sociale grandissante » et un « chantage à l’emploi et au salaire », ajoute le syndicaliste. De sources syndicales, les relations avec la direction seraient difficiles.


Comores

Premier tour des législatives

Des parlementaires élus dès le premier tour

Selon l’AFP, « les seuls résultats officiels provisoires des législatives de dimanche aux Comores font état de l’élection au premier tour de deux députés sur l’île de la Grande-Comore, où les deux camps rivaux du président de l’Union, le colonel Azali Assoumani, et du président de l’île, Abdou Soulé Elbak, s’affirmaient l’un et l’autre confiants en la victoire ».
D’après l’Agence France presse, la commission électorale indépendante ne connaissait pas hier les résultats d’Anjouan et Mohéli. Selon des sources gouvernementales, trois "candidats de l’Union" auraient été élus au premier tour à Anjouan. Cette source « prévoit "treize pro-Azali et douze autres" à l’Assemblée d’Anjouan ». Le deuxième tour est prévu dimanche prochain.


Économie

La C.C.I.R. lance le débat avec les commerçants et associations

Réfléchir aux périodes de soldes à La Réunion

Hier, à la Maison de l’Entreprise Nord à Saint-Denis, la Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion (CCIR) a organisé une conférence de presse avec les commerçants afin de recueillir leur avis sur les dates de soldes à La Réunion.

Comme chaque année, la CCIR consulte les associations de commerçants sur les attentes de leurs adhérents concernant les dates de soldes. À l’occasion des différentes rencontres que la CCI Réunion a organisées avec les associations de commerçants, il apparaît difficile de dégager un consensus général pour les raisons suivantes : les politiques commerciales varient selon les secteurs d’activités, les approvisionnements des boutiques ne sont pas les mêmes selon la gamme de produits et la sensibilité aux tendances de la mode, certains ont recours au fret avion plutôt que l’acheminement par bateau, les boutiques de marque souhaitent présenter la nouvelle collection d’été avant la métropole ou le plus tôt possible…

Par ailleurs, l’année dernière, la presse s’est faite l’écho d’associations mécontentes sur les dates fixées par la Préfecture, en concertation avec les associations de commerçants. D’autre part, quelques commerçants non adhérents à des groupements professionnels ont aussi interpellé la CCIR et la Préfecture.

Ainsi, pour cette année, une très large consultation a été envisagée.
La nouvelle démarche de la CCIR consiste surtout à informer le plus largement possible les entreprises de l’enquête qui va démarrer, interroger les associations de commerçants et rencontrer les représentants des commerçants et travailler ensemble sur les meilleures dates à proposer à la Préfecture.

Si l’on prend en compte tous ces paramètres et sachant que sur le plan national, les soldes ont lieu en janvier et en juillet (à l’exception de quelques départements ou sites balnéaires qui commencent leurs soldes fin juin), la question qui se pose est alors la suivante : faut-il s’aligner sur les dates de métropole ? L’enquête est ouverte…


Culture et politique

Le G.R.A.H.TE.R. interpelle les futurs élus des Conseils régional et général

Soutenir l’archéologie, « véritable œuvre de salut à l’égard nos richesses culturelles »

Le Groupe de recherche sur l’archéologie et l’histoire de la terre réunionnaise aura attendu jusqu’à la dernière semaine, avant de déplorer que « le phénomène culturel n’existe pas dans les priorités des candidats ». C’est pourquoi le président du GRAHTER, Marc Kichenapanaïdou, a adressé une lettre aux futurs élus des Conseils régional et général pour attirer l’attention sur l’importance primordiale des quatre grandes lignes de force de son association : « l’Histoire de notre peuplement d’abord. L’archéologie, remise à sa place comme source légitime et incontournable de notre documentation, et l’anthropologie, l’ethnologie qui apporteront explication aux comportements tout en éclairant les évolutions ».
Depuis près d’une dizaine d’années, le GRAHTER n’a cessé d’œuvrer dans ce sens et regrette le peu de soutien obtenu auprès des collectivités. Il souhaite que l’association bénéficie d’un conventionnement pour mener à bien ses recherches. « La loi sur l’archéologie préventive n’est toujours pas appliquée. Nous enfouissons notre Histoire sous terre. Nous ne sommes pas écoutés, alors que nous avons un projet. Nous avons dû annuler des fouilles par manque de moyen », explique Marc Kichenapanaïdou.

Dans son courrier aux élus, il présente les multiples actions menées par l’association. Il nous confiait hier attendre les réponses des futurs élus des élections prochaines, afin de savoir « si c’est important ou non pour ce pays, pour cette région, pour ce département, de réconcilier l’Histoire écrite et l’Histoire non écrite, grâce à l’archéologie ».

Eiffel)


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Témoignages - 82e année


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