Dans l’actualité du 18 mars 2004

18 mars 2004


Santé

Contribution du Club de la Restauration réunionnaise à RIVE et SID’Aventure

"Aimer c’est agir", des dons pour sauver des vies

Du 24 novembre au 15 décembre dernier, seize restaurateurs du Club de la restauration réunionnaise ont réservé aux associations RIVE et SID’Aventure cinquante centimes d’euros par couvert servis dans leur établissement. L’opération était baptisée "Aimer c’est agir".

Hier, au nom du Club de la restauration réunionnaise, Philippe Doki-Thonon a remis un chèque de 5.494 euros à Jacques Rollin (RIVE) et à Isabelle Mayen (SID’Aventure).

Des urnes étaient placées dans les restaurants pour permettre au client de déposer des dons pour les associations qui aident, à La Réunion, les malades les plus démunis et sauvent des vies dans l’océan Indien. Ces dons, pas encore comptabilisés, leur seront remis plus tard.

Jacques Rollin a indiqué : « Au niveau de La Réunion, ces dons vont permettre d’aider les patients réunionnais les plus démunis par des aides matérielles directes en faveur du relogement, de la réinsertion et de la resocialisation ». Il ajoutait : « Cette somme va aussi servir à accueillir les patients des îles voisines et financer leurs soins complémentaires ».

Cette opération a été une réussite pour tous, car au-delà des dons, elle a permis de parler à nouveau du SIDA, un sujet parfois banalisé alors qu’il cause encore beaucoup de ravage.

Eiffel


Médias

Dominique Baudis, président du C.S.A., en visite dans notre île

« Regarder, écouter, parler »

Pour son premier déplacement dans un Comité technique radiophonique d’outre-mer, Dominique Baudis n’aura que trois jours pour « regarder, écouter, parler avec les collègues du CTR et les différents opérateurs d’outre-mer ». Avec un contexte géographique défavorable à la diffusion, et pas moins de 47 radios pour 750.000 habitants, le président du CSA estime le paysage radiophonique réunionnais « très riche et diversifié » (pour preuves : Paris compte 35 radios, l’Angleterre et l’Allemagne moins de dix). Il explique cette diversité locale par l’abondance de radios de proximité, contrairement à la politique entretenue par les partenaires européens qui protègent les gros opérateurs et limitent ainsi l’élargissement du marché. « Nous veillons, CTR et CSA, à ce que ce ne soient pas les grosses radios commerciales qui dominent le marché, mais que la place soit faite aux radios de proximité », souligne Dominique Baudis.

Bien qu’il précise que sa visite n’est pas en rapport avec la période électorale, il vérifiera néanmoins que les recommandations délivrées par le CSA aux différents médias, et entrées en vigueur dès le 15 janvier en vue des élections cantonales et régionales de cette année, soient bien comprises et respectées. « Il revient aux différents opérateurs de veiller à l’équité et au pluralisme ». Par équité, le CSA par la voix de son président entend « donner à chaque courant, liste, candidat, des temps de parole et d’antenne équitables, en fonction de l’importance que leur accorde l’opinion publique. Il tient donc de la responsabilité des journalistes que chacun puisse avoir la parole ».

Contrairement donc, au principe d’égalité qu’imposent les élections présidentielles, la représentativité des candidats ou listes aux cantonales et régionales dépend de l’appréciation de la chaîne. À La Réunion, aucune plainte n’a été soumise au CTR de La Réunion et de Mayotte, condition sine qua non pour saisir le ou les protagoniste(s) mis en cause.

Estéfany


En Bref

- Aucune plainte pour "abus de liberté de parole de la population réunionnaise" n’a été déposée à l’encontre de la troisième radio de l’île, Free Dom. Juste un bon coup de pub à l’Assemblée nationale. Au faite, Monsieur le maire de Saint-Benoît, c’est le Parlement qui tranche ce genre de litige et non uniquement l’Assemblée. Il faut revoir ses fiches tout de même.

- L’éventuel rattachement de RFO Télé à France Télévision fait l’objet d’une saisie des dispositions de lois relatives à ce cas de figure. La décision finale appartient au Parlement, mais Dominique Baudis a néanmoins rappelé que le CSA s’attacherait à ce que RFO Radio ne soit pas « nouée par ces préoccupations simplement audio-visuelles ».

- À la question : comment le CSA peut-il agir lorsque des publicités à caractère privé, du marché local, interviennent sur une chaîne publique comme RFO Télé ou Radio ? Dominique Baudis en appelle à la réaction citoyenne pour dénoncer ce type d’agissements, car le rôle du CSA s’en tient au « respect des règles, lois et cahiers des charges des chaînes publiques ». Si on paye sa redevance et que l’on en a marre de la pub qui nourrit grassement la télé, allons le dire. Sinon, éteignez la télé et prenez un bon livre !


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Témoignages - 82e année


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