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Dans l’actualité sociale du 8 avril 2004

Témoignages.re / 8 avril 2004

- Débrayage à Cotrans Automobile à Saint-Denis

Pour le respect des salaires minimaux conventionnels

Hier matin, un mouvement de grève avait lieu à la société Cotrans Automobile. Le personnel gréviste demandait le respect des salaires minimaux conventionnels. Depuis le 1er janvier 2004, un avenant de la convention collective nationale du secteur de l’automobile prévoit le remplacement du système des coefficients par un système par échelon. Chaque échelon a son salaire minimum. Le fait est que le minimum conventionnel n’est pas respecté par la direction de l’entreprise. La situation est analogue pour le personnel de Sud Automobiles, qui ne dispose également pas de la valorisation des salaires prévue par la convention (voir l’article ci-après).
Une délégation était reçue dans l’après-midi pour trouver un accord. Au sortir de cette réunion, aucune solution n’a été trouvée entre les deux parties. La direction refuserait de s’aligner sur l’avenant de la convention collective.
Les salariés ont décidé de décélérer durant la journée d’aujourd’hui, mais restent déterminés quant à la mise en application de l’avenant. Une réunion fédérale de la CGTR-fédération auto-moto est prévue pour le 14 avril prochain. Avec le personnel gréviste, il sera notamment réfléchi à la façon de durcir le mouvement.

Bbj


- Grève chez Sud-Automobile (Renault) à Saint-Pierre

Ça coince sur la grille de salaires

Le personnel de Sud-Automobile n’est pas content de la nouvelle classification découlant de la nouvelle grille de salaire et l’a fait savoir en entamant hier un mouvement de grève à l’appel de la section CGTR. "Cette nouvelle classification pénalise les anciens, car certains éléments, comme l’ancienneté et les primes, sont comptabilisés pour gonfler le salaire, ce qui fait qu’avec la nouvelle grille, ceux qui ont plusieurs années d’ancienneté, se retrouvent au-dessus d’un plafond fixé par la nouvelle grille, et ne peuvent donc plus prétendre à des augmentations", explique Yannick Vidot, représentant CGTR du personnel. Le responsable syndical rappelle également que cette nouvelle grille, applicable depuis la fin du mois de mars, a été validée sans consultation ni avis du comité d’entreprise. "Et c’est la même chose dans tout le groupe Hayot. La direction nous a expliqué que si elle agissait autrement, cela reviendrait à augmenter la masse salariale de 14%", poursuit Yannick Vidot. Un argument que le personnel, avec l’appui de la CGTR, réfute.
Pour le représentant du personnel, cet argument est d’autant moins recevable que Sud Automobile, qui emploie 93 personnes, est loin d’être en difficulté. "L’an dernier, rien que sur le salon de l’auto, Sud-Automobile a vendu à lui tout seul plus de 400 voitures", poursuit Yannick Dijoux qui explique également que dans les ateliers, compte tenu de ces fortes ventes, le personnel est soumis à rude épreuve. "Il faut vraiment suivre la cadence", conclut-il.
Le mouvement de grève devait continuer aujourd’hui.