Dans l’actualité sociale et culturelle du 16 avril 2004

16 avril 2004


Violences

Après le braquage à la poste de Saint-André

Les syndicats de postiers demandent davantage de sécurité

"Une fois de plus, la Poste est la cible de malfaiteurs", déplore la FO PTT, dans un communiqué transmis hier à la presse. En effet, hier matin, aux environs de 9 heures, un individu cagoulé, casqué et armé a fait irruption dans le bureau de poste de Saint-André, relate Harry Esparon, responsable du syndicat, en poursuivant : "Plusieurs agents ont été braqués et sont actuellement traumatisés". C’est pourquoi le bureau a été fermé toute la journée d’hier.
"Devant cette situation, Force Ouvrière condamne fermement ce braquage et apporte son soutien total aux agents de cet établissement", indique le communiqué.
À son tour, la CGTR-PTT a adressé un communiqué au directeur départemental de la Poste : "Devant la montée de l’insécurité..., la Cressonnière, la Possession, Tampon, Sainte-Suzanne où [les] collègues ont subi des agressions et même un braquage pendant leurs services", le syndicat lui demandait "de tout mettre en œuvre pour garantir la sécurité et la vie de ses agents dans l’exercice de leur fonction",.
Par ailleurs, le communiqué de FO précise que les travaux de sécurité revendiqués par les agents de ce bureau et demandés par Force Ouvrière n’ont jamais été réalisés. Il s’agissait justement de mettre en place un dispositif évitant l’accès au bureau de poste par ladite fenêtre.
Pour Force Ouvrière, la direction la Poste de La Réunion porte une grande part de responsabilité dans cet état de fait.
Aussi, Force Ouvrière plus que jamais, revendique la mise en œuvre d’un véritable budget consacré à la sécurité des personnes et des biens à la Poste. "De nouveau, il devient urgent que la Poste recense véritablement les points sensibles de tous les établissements postaux pouvant permettre aux malfrats de s’y introduire et de limiter leurs tentatives d’accession", conclut le communiqué.
Au niveau de la sécurité, la Poste rappelle que "plus de 1,3 millions d’euros ont été investis en 2002 et 2003". Concernant le bureau de Saint-André, le communiqué de la direction précise que "l’ensemble des travaux programmés ont été réalisés", déplorant que "le risque zéro ne peut être atteint".
Le bureau de Saint-André devait réouvrir ses portes ce matin.


Social

Grève à la S.S.A.B.T.P. à Saint-André

"Nou vë nout larzan..."

Les ouvriers de la Société saint-andréenne de bâtiment et travaux publics (SSABTP) sont en grève depuis mardi. Ils réclament entre autre leur salaire du mois de mars dernier, qui n’a toujours pas été versé par l’entreprise.
Gismy Settama, PDG du groupe Settama, auquel appartient la SSABTP, prétend que cela est dû au non-paiement des factures par certaines mairies. Ce qui a vite été démenti par les Municipalités. Les grévistes déplorent ce manque de franchise et réclament leur dû.
Ce ne serait pas la première fois qu’une telle situation arrive. Déjà, l’année dernière, les salariés de la SSABTP devaient dénoncer le non-versement de leur paie, ce qui avait débouché sur un protocole d’accord signé récemment, stipulant que le salaire devait être versé le 10 du mois. Le salaire n’étant toujours pas versé à ce jour, les grévistes promettent de durcir le mouvement dès aujourd’hui.
"Le patron la poin de respé pou son bann salarié", confiait un salarié gréviste. Na poin de dialog èk Mesië Settama. Anou, nou vë sinpleman èt péyé". En plus de ce problème majeur, la direction n’a pas cotisé à la Sécurité sociale. Les ouvriers travaillent donc sans couverture sociale.
Las des exactions de Gismy Settama, ils ont fait appel aux autorités compétentes. Les porte-paroles du mouvement déposaient notamment une requête au Prud’homme, espérant avoir gain de cause dans cette malencontreuse affaire.
Si aucune solution n’est trouvée, et cela dans les meilleurs délais, les grévistes se disent prêts à boucher complètement l’accès à l’entreprise. Ils ne souhaitent pas mettre en péril leur cadre de travail. Ils réclament seulement leur salaire pour subvenir aux besoins des leurs.

Bbj


Du Bollywood à La Réunion

À l’occasion du Nouvel an tamoul 5105, le Centre culturel régional indien (CCRI) présente Bollywood à La Réunion, avec en invités vedette Vijai et Binodh. Ses artistes indiens, venus du Tamil Nadu (Pondichéry), reviennent à La Réunion pour la deuxième fois, pour offrir un spectacle de danses et de chants indiens.
Ils se produiront aujourd’hui à Sainte-Marie, à la salle de l’Office municipale du Temps libre à Duparc, demain à Sainte-Suzanne au Bocage, le dimanche 25 avril, à la salle Candin à Saint-Denis, à partir de 17 heures et 30. L’entrée sera payante pour cette dernière représentation.


Eau polluée à La Possession

Suite à une pollution dans le réseau brute et les réservoirs de La Nouvelle et de l’Îlet à Bourse, dans le Cirque de Mafate, la Commune de La Possession invite la population à ne pas consommer l’eau issue de ce réseau et ce, jusqu’à nouvel ordre. Des mesures sont prises actuellement pour résoudre au plus vite ce problème.


Soutenance à la fac de droit

Mme Anne-Françoise Zattara-Gros présentera ses travaux en vue de l’habilitation à diriger des recherches ce vendredi 16 avril à 14 heures à la Salle des Conseils de la Faculté de Droit et d’Économie à l’Université de La Réunion.
Le Jury est ainsi composé de MM. Rémy Cabrillac, Professeur - Université de Montpellier 1 ; Thierry Revet, Professeur - Université de Paris 1 ; Emmanuel Putman, Professeur - Université d’Aix-Marseille III ; Christian Jubault, Professeur - Université de La Réunion ; Jean-Baptiste Seube, Professeur - Université de La Réunion.


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