Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Social
Mouvement de grève dans l’Éducation nationale
19 avril 2003

• Collectif Emplois en danger : « amender la future loi-programme dans l’intérêt de La Réunion »
Le Collectif Emplois en danger a été reçu jeudi en préfecture, par un conseiller du ministre, pour poser le problème des aides-éducateurs.
« Nous nous sommes attachés à rappeler les propositions de pérennisation, et le risque sur l’évolution de l’éducation à La Réunion, en cas disparition des aides-éducateurs », indique le collectif dans un communiqué diffusé hier qui précise que « devant l’absence de dialogue et face au désintéressement du représentant de l’État, il était hors de question pour nous de continuer la discussion ».
Le Collectif Emplois en danger déclare que « compte tenu de cette situation ; ayant interpellés les parlementaires et face à la détermination de certains d’entre eux à refuser de nous rencontrer », il organisera une assemblée générale extraordinaire dans les jours à venir. Cette rencontre aura pour but de « définir les actions de résistances face à la complicité de démantèlement de la société réunionnaise ». « Si l’emploi est véritablement la priorité ; nos élus doivent faire preuve d’audace, et de courage politique ; donc de se battre pour amender la future loi-programme dans l’intérêt de La Réunion », conclut le communiqué.
• Appel à la grève mardi à la DDE
Dans un communiqué diffusé jeudi, la CGTR Équipement indique qu’elle a déposé un préavis de grève auprès du directeur départemental de l’Équipement de La Réunion. Le mouvement concerne l’ensemble du personnel et commencera mardi. La CGTR-Équipement s’oppose à la « remise en cause des acquis de la retraite des fonctionnaires », au « démantèlement du service de la DDE du fait de la décentralisation », à « la diminution de l’effectif » et se mobilise « pour l’ouverture de véritables négociations ».
• La C.F.D.T. « partage les inquiétudes légitimes »
Dans un communiqué diffusé mercredi, l’UIR-CFDT indiqué qu’elle « partage les inquiétudes légitimes » des personnels de l’Éducation nationale et dénonce « l’attitude méprisante du ministre de Robien à l’égard des organisations syndicales ». « Le dialogue social tant prôné par le Premier ministre serait-il seulement de l’affichage ? », s’interroge la CFDT. « Pour l’UIR-CFDT, la décentralisation reste un facteur d’émancipation en rapprochant la décision du territoire le plus pertinent, de l’élu local au citoyen », précise le communiqué qui poursuit : « cependant, il est fondamental que l’État réaffirme son rôle de garant de l’équité et de l’égalité républicaine ».
• La F.C.P.E. soutient le mouvement
Dans un communiqué diffusé hier, la FCPE indique que son Conseil d’administration du Comité départemental des parents d’élèves « soutient les manifestations organisées pour la défense d’un service public d’éducation ». Elle « réaffirme son soutien aux luttes menées pour l’école de la République, garant de la réussite des jeunes dans un service public de qualité ». Devant les inquiétudes des parents quant à la perturbation des cours, la Fédération « fait confiance au sens des responsabilités des personnels éducatifs qui s’engagent à faire le nécessaire pour que les élèves ne soient pas pénalisés dans leur scolarité et dans les différentes épreuves qui les attendent ». La fédération demande également aux conseils locaux d’engager « une concertation avec les grévistes partout où cela est possible, dans l’intérêt des élèves ».
Par ailleurs, la FCPE « s’élève contre les brutalités à l’encontre des manifestants ». Elle appelle à la concertation : « Le gouvernement doit y répondre ».
À ce sujet, la FCPE a écrit une lettre ouverte adressée au Premier ministre. Elle y rappelle que « lors de la synthèse des Assises des libertés locales à Rouen (…) le Premier ministre a annoncé des mesures de décentralisation de certains personnels et services de l’Éducation nationale ».
La fédération de parents d’élèves s’étonne « que l’annonce de ces mesures n’ait pas été précédée d’une réflexion sur les missions que ces dernières remplissent ». « Si l’objectif de la décentralisation était d’améliorer l’efficacité et la qualité des services publics, le gouvernement aurait dû, avant toutes choses, engager une réflexion en concertation avec tous les partenaires et en particulier les parents », souligne-t-elle dans son courrier. Elle estime qu’« il y a lieu d’être particulièrement inquiets et de s’interroger sur le but recherché », à cause des déclarations « contradictoires » « des ministres qui ont précédé et suivi les annonces du Premier ministre ». Ces dernières « ne sont guère rassurantes ». « Les conséquences du choix politique du gouvernement et des modalités de mise en œuvre peuvent être redoutables », s’inquiète la FCPE.
« Quelles garanties pour la présence des personnels et des services transférés à l’intérieur des établissements scolaires ? », « qu’en sera-t-il donc des personnels TOS et de leurs places dans l’équipe éducative ; du service de santé scolaire (on décentralise les médecins mais pas les infirmières : où est la cohérence) ; du service social scolaire ; du service public de l’orientation scolaire et professionnelle ». Ce sont plusieurs questions qui sont posées à Jean-Pierre Raffarin. « La première inquiétude concerne l’égalité des droits devant l’éducation sur l’ensemble du territoire », indique le courrier de la FCPE.
| An plis ke sa |
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Des propositions non-entendues
Dans le cadre du mouvement de grève qui affecte l’Éducation nationale, un communiqué indique que « le personnel du lycée Lépervanche a souhaité rencontrer Mme le proviseur pour négocier des solutions en faveur des élèves ». Selon les auteurs du communiqué, « le personnel déplore le refus de Mme le proviseur d’entendre nos propositions. Une telle attitude traduit un mépris affiché envers les enseignants et ne peut que desservir l’intérêt des élèves ». La Fédération Fonction publique de la CGTR s’inscrit pleinement dans l’action engagée par l’Éducation nationale et appelle les agents de la Fonction publique à manifester leur soutien et à se mobiliser fortement le 1er mai et le 6 mai. Compte tenu de l’attitude du gouvernement sur les retraites et la décentralisation, qui se font sans réelles consultations des salariés. Nous réitérons notre demande de voir se tenir de vraies négociations qui tiennent compte de la plate forme commune proposée par les organisations syndicales le 7 janvier 2003. Les personnels du collège de Montgaillard informent les parents d’élèves qu’ils se sont réunis ce jeudi 17 avril 2003 en assemblée générale et qu’ils ont décidé la reconduction de la grève mardi 22 avril. |
Nos peines
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