Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Emplois
Après l’annonce d’une diminution des quotas de C.E.S. et de C.E.C.
7 août 2003

« Les C.E.S. ont prouvé leur utilité sociale et économique »
« La situation de l’emploi à La Réunion est très difficile. La baisse annoncée des quotas de contrats emploi-solidarité aura pour conséquences de grossir encore le nombre de chômeurs déjà très élevé. Les C.E.S., malgré leur situation professionnelle précaire, ont prouvé leur utilité sociale et économique. Particulièrement dans le système éducatif où ce type de contrat permet de pallier le manque considérable de personnel.
Afin de permettre aux nombreux bénéficiaires de ces emplois aidés de garder un minimum d’espoir et de dignité, nous vous serions gré de veiller au maintien du quota des C.E.S. au même niveau que le semestre précédent, voire d’augmenter substantiellement ce quota pour répondre aux besoins importants dans tous les domaines, notamment dans le service d’éducation à la Réunion. Ce qui aura également pour effet de contribuer au maintien de l’ordre social ».
« Dans ces conditions, il nous semble difficile d’envisager la rentrée avec sérénité »
« Nous venons d’apprendre que les quotas d’emplois aidés pour le second semestre de l’année 2003 seraient en baisse de l’ordre de 75%. Cette information nous interpelle et provoque notre indignation.
Le SNUipp / FSU est directement concerné par ce problème puisque les personnels qui interviennent dans les écoles pour assurer le bon fonctionnement du service public d’éducation sont pour la plupart sous contrats aidés et ce, en l’absence d’agents territoriaux.
Cette baisse, si elle se concrétise, va entraîner une diminution considérable des personnels affectés dans les services que ce soit l’entretien, la restauration, l’accueil et la sécurité des enfants. Dans ces conditions, il nous semble difficile d’envisager la rentrée avec sérénité. Il est en effet impossible de faire fonctionner une école sans personnel en nombre suffisant, encore moins une classe maternelle sans assistance.
C’est pourquoi, le SNUipp / FSU a écrit aux 24 maires de la Réunion pour leur demander de prendre les dispositions qui s’imposent pour assurer la continuité du service public d’éducation et souhaite savoir comment ils comptent combler les besoins en personnels dans les écoles afin que la rentrée se fasse dans des conditions normales.
Enfin, le SNUipp / FSU constate, une fois de plus, que ce sont les enfants réunionnais qui risquent de faire les frais des restrictions budgétaires décidées par le gouvernement et le déplore fortement ».
Une « perfidie de diminuer de 75% le nombre de C.E.S. à La Réunion »
« (…) Après les emplois-jeunes, les T.O.S., les exclus de la C.M.U., le gel des crédits du logement, le gouvernement prendrait un risque considérable s’il touchait aux C.E.S. dans la situation actuelle affirme la CACEP (Coordination des Associations contre le Chômage, l’Exclusion et la Précarité), qui continue à espérer au maintien des quotas actuels de C.E.S. pour le second semestre, même si la Coordination note un certain retard sur la question.
Aucun gouvernement, soutient la CACEP, aussi fort soit-il, ne se risquerait à la perfidie de diminuer de 75% le nombre de C.E.S. à La Réunion.
La Coordination exclut fermement une telle menace mais invite cependant les C.E.S., les associations, les municipalités, les collectivités et les organismes concernés à la vigilance.
Pour les dirigeants de la CACEP, l’État ne peut pas jeter de l’huile sur le feu. (…) Enfin, poursuit la Coordination, si le gouvernement touche aux C.E.S., La Réunion connaîtra le mouvement social le plus monstre jamais organisé jusqu’à présent, avertit la Coordination ».
« Maintenir le volume du quota C.E.S. du 2ème semestre au niveau de celui du 1er semestre 2003 »
« Le président du Conseil général a attiré l’attention du Premier ministre sur la situation de l’emploi à La Réunion et la nécessité de maintenir un volume d’emplois aidés important compte tenu de nos contraintes économiques, démographiques et sociales.
Se référant aux déclarations de Mme Brigitte Girardin, ministre de l’Outre-mer, lorsqu’il s’est agi de la dotation du quota du 1er semestre 2003 et conformément à la déclaration du Directeur du Travail, M. Alix Séry, l’annonce du nombre de C.E.S. faite hier (mardi - NDLR) par le gouvernement ne concernerait que les emplois nécessaires à la rentrée scolaire et ne constituerait pas le quota global alloué au département au titre du 2ème semestre 2003.
C’est dans ces termes que le président du Conseil général s’est adressé par courrier à M. Raffarin, en demandant que le volume du quota C.E.S. du 2ème semestre soit maintenu au niveau de celui du 1er semestre 2003.
Enfin, le Président du Conseil général souhaite que les nouveaux dispositifs tels que le CIVIS (Contrat d’insertion dans la vie sociale), pouvant apporter des solutions d’insertion complémentaires, soient rapidement mis en œuvre dans le département ».
« Tenir compte de nos spécificités »
« Les associations A.C. Réunion, le G.C.A., l’A.C.P.E.R. et l’A.D.E.P., réunies ce mercredi 6 août 2003 au siège du C.L.E. :
- Tirent la sonnette d’alarme sur la menace de réduction de 75% du quota de C.E.S. pour La Réunion.
- Demandent au gouvernement de tenir compte de nos spécificités, notamment avec un taux de chômage 4 fois supérieur à celui de l’hexagone et de ne pas sous-estimer le risque qu’une telle décision peut avoir sur la paix sociale.
- Interpellent l’ensemble des élus locaux et leur demandent d’assumer leur rôle de défenseurs de la population en refusant cette éventualité.
- Affirment leur détermination à se battre et à se mobiliser contre cette suppression ».
« Que cesse cette démolition sociale »
« Après la baisse du taux de rémunération du livret A, la fin annoncée des emplois-jeunes, la diminution de l’encadrement éducatif dans le secondaire, les augmentations de toutes sortes - notamment concernant les abonnements EDF et France Télécom -, les listes de médicaments non remboursés qui n’en finissent pas de s’allonger, etc... le gouvernement en place continue sa politique antisociale, persiste dans la fragilisation des plus faibles et s’attaque à présent aux contrats emplois solidarité (CES) menacés d’une diminution de 75%.
Nous nous élevons contre cette politique UMP de messieurs Chirac, Victoria., TAK et consorts, contre ce nouveau coup porté pendant les vacances, cette casse sociale, et rappelons l’importance de ce dispositif pour notre pays si lourdement touché par le chômage et la précarité.
Une fois de plus, après les réactions légitimes et les gesticulations diverses, ce gouvernement fera mine de comprendre et de reculer au besoin en nous laissant en bout de course un nouveau prix à payer à la politique libérale qu’il mène depuis son arrivée pour les intérêts du grand capital.
PSR appelle à la mobilisation de tous les Réunionnais pour que cesse cette démolition sociale, s’indigne contre cette méthode de gestion des affaires publiques et demande aux élus locaux de cette majorité de prendre leurs responsabilités devant la population réunionnaise ».
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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