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Vie politique
La Fédération socialiste
21 mars 2003

La Fédération socialiste de La Réunion a abordé quatre points d’actualités hier en conférence de presse : la guerre en Irak, la révision constitutionnelle, la loi-programme et les emplois dits "aidés".
Le premier secrétaire fédéral, Michel Vergoz, a commencé par réagir à la guerre en Irak : « Nous sommes extrêmement concernés par cette agression américaine en Irak. L’Europe a pris un sacré coup qui la touche dans sa construction même. L’autorité que représente l’ONU a été agressée et affaiblie par l’attitude d’un seul homme. Dans le monde arabomusulman cette agression a déjà fait des dégâts, c’est le ferment d’un terrorisme qui sera plus présent ».
Il terminait sur le sujet en priant de « ne pas ajouter la peur à la peur : au niveau socio-économique ». Pour Gilbert Annette, « cette guerre est un drame, un drame inutile et injuste, c’est un coup porté à la démocratie qui nous ramène à la loi du plus fort, à la loi de la jungle. C’est un bond en arrière dans la construction du monde ».
Le deuxième point de la conférence s’attaquait à la forme de la révision constitutionnelle, la Fédération regrette que la voie du référendum n’ait pas été choisie sur cette question : « la consultation du peuple français et donc des Réunionnais n’a pas été prise en compte ». Sur le fond, Michel Vergoz craint que « la réforme constitutionnelle de la décentralisation devienne une réforme portant sur le désengagement de l’État ». La Fédération estime que « cette réforme a été précipitée, désordonnée et confuse ».
De ce sujet au suivant, la loi-programme, il n’y avait qu’un pas. Michel Vergoz a tenu à rappeler à la « droite locale qui pavoise » deux échecs : « la droite n’a d’abord pas réussi à défendre les intérêts des Réunionnais, les arguments qui ont amené l’amendement Virapoullé concernant l’article 73 relèvent de la manipulation. C’est un amendement de mépris, un déni de responsabilité, qui fait que nous ne pourrons pas adapter les règlements et certaines lois aux contraintes réunionnaises. Cette manipulation porte atteinte à la dignité de l’Homme réunionnais ». Il indique ensuite que « le deuxième échec de la droite concerne ses engagements de toujours visant à ne pas permettre une évolution statutaire de La Réunion », ce que permet la décentralisation. La Fédération rappelle qu’elle dit « oui à l’adaptation, non à la possibilité de changement de statut ». Elle précise que « la loi-programme est idéologique, injuste, poudre aux yeux. Tout est ficelé d’avance avec le concours d’un club de grands patrons réunionnais ». Pour ses dirigeants, « le gouvernement se moque de nous ».
Michel Vergoz prend pour preuve de ce mépris, l’absence dans la loi-programme d’une motion concernant le statut des employés communaux.
Dans le domaine des contrats dits "aidés", le premier secrétaire fédéral fait remarquer « la volte-face du gouvernement qui alloue 300 millions d’euros pour faire des contrats aidés, après avoir sacrifié le dispositif des emplois-jeunes ». Il s’agit, selon Michel Vergoz, « d’un pilotage à vue ».
Enfin, le dirigeant socialiste a posé une question au député-maire René Paul Victoria, siégeant au sein du FEDOM (Fonds pour l’emploi dans les DOM) : « Quand venez-vous devant la jeunesse réunionnaise, les familles réunionnaises pour faire un bilan de l’utilisation du FEDOM 2002 qui s’élevait à cinq cent cinq millions d’euros ? »
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