Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Co-développement
Visite au Mozambique d’une délégation conduite par le président de la Région Réunion
6 octobre 2003

Une forte délégation d’une trentaine d’élus et d’opérateurs économiques, conduite par Paul Vergès, président de la Région Réunion, s’est envolée hier matin pour le Mozambique via l’Afrique du Sud. Elle devrait être accueillie à l’aéroport de Maputo par un ministre du gouvernement mozambicain, et ce jour, Paul Vergès aura un entretien bilatéral avec Joaquim Chissano, président de la République mozambicaine et président en exercice de l’Unité Africaine.
Un accueil qui situe le haut niveau auquel les autorités mozambicaines placent cette rencontre. Une rencontre dans laquelle les autorités françaises se sont également beaucoup investies comme l’indique le communiqué de l’Ambassade de France à Maputo (voir "Témoignages" du 4 octobre 2003).
Cette délégation, eu égard aux liens historiques et culturels existants entre le Mozambique et La Réunion, aura une dimension émotionnelle importante. Elle s’exprimera sans doute particulièrement lors du dépôt de gerbe en hommage aux victimes de la traite des esclaves qu’effectuera Paul Vergès, demain, dans la province d’Inhambane d’où est partie la majorité des Réunionnais d’origine ethnoculturelle mozambicaine.
On retrouvera également ce sentiment lors de la signature de la convention de coopération entre Jean-Yves Langenier, maire du Port et Pio Matos, maire de la ville portuaire de Quelimane (185.000 habitants) que le Port avait accueilli le 5 février 2003 pour un premier contact.
Mais une grande partie de la visite sera consacrée aux rencontres entre les opérateurs économiques. Les chefs d’entreprise qui accompagnent la délégation représentent, pour l’essentiel, les secteurs de l’agro-alimentaire, de la pêche, de l’hôtellerie et du tourisme. Avec un pilote d’expérience en la personne de M. Goulamaly, installé depuis une quinzaine d’années dans le secteur de l’aquaculture, où il semble avoir réussi à développer une activité de qualité. Une visite d’Aquapesca est d’ailleurs au programme.
Les opérateurs économiques réunionnais auront, dès aujourd’hui à Maputo, des entretiens bilatéraux avec leurs homologues mozambicains. Un moment très concret de la visite qui permettra à certains d’approfondir des opportunités existantes, et pour d’autres de découvrir des partenaires potentiels.
Ces entretiens seront suivis d’une séance de travail avec le Centre de promotion des investissements du Mozambique, en présence de représentants des ministères mozambicains et de la communauté d’affaires française. Cette séance de travail permettra la présentation croisée de La Réunion et de l’environnement des affaires au Mozambique.
D’autres rencontres de ce genre sont programmées dans les provinces d’Inhambane et de Cabo Delgado.
Un autre des points forts de cette visite se situera jeudi prochain, quand Paul Vergès signera, avec un représentant du gouvernement mozambicain, une convention de partenariat entre la Région Réunion et la province de Cabo Delgado. Une signature qui interviendra dans le cadre d’une délégation de compétence prévue à l’article 43 de la Loi d’orientation pour l’Outremer, déjà utilisée pour une convention entre la Région Réunion et le ministre malgache de l’Éducation.
Avec cette visite dans un pays de peuplement de La Réunion, la Région Réunion poursuit son action pour mieux insérer l’île dans son environnement régional afin d’aider au développement. Elle intervient alors que des liens ont été noués avec Madagascar, les Comores, les Seychelles, l’Afrique du Sud, l’Inde, le Vietnam, le Québec et la Chine, dans le respect des compétences attribuées par la loi à la Région.
| Joaquim Chissano fête 11 années de paix et salue les investissements étrangers |
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| La délégation réunionnaise arrive dans de bonnes conditions |
| Le président du Mozambique Joaquim Chissano, de retour de l’Assemblée générale des Nations Unis à New York et du TICAD III au Japon rencontrera aujourd’hui à 11 heures le président de la Région Réunion, Paul Vergès. Le président mozambicain a fêté ce week-end la 11ème année de paix dans son pays, devenu selon lui une destination privilégiée pour l’investissement étranger en Afrique. Lors d’un rassemblement samedi dans la capitale mozambicaine Maputo, Joaquim Chissano a annoncé que l’accord de paix signé en 1992 entre son gouvernement et les rebelles de la Résistance nationale du Mozambique (RENAMO) avait apporté au pays un prestige international, selon une dépêche de l’agence panafricaine de presse (PANAPRESS). « Notre pays est devenu une référence internationale grâce a la façon dont nous avons appliqué l’accord de paix », a déclaré Joaquim Chissano. La semaine dernière, des bailleurs de fonds internationaux réunis a Paris se sont engagés à fournir un soutien financier de 790 millions de dollars au Mozambique pour des programmes sociaux et économiques en 2004. Selon la ministre des Finances Luisa Diogo, cette somme a dépassé les attentes du gouvernement. Quelque 60% du budget du Mozambique sont couverts par des prêts étrangers ou des dons. L’ancien négociateur de la RENAMO, Raul Domingos, a toutefois affirmé samedi que la pauvreté, qui affecte environ 70% des 17 millions de Mozambicains, « constitue une grave menace pour la paix ». |
| À l’ONU, Joaquim Chissano a montré l’exemple de son pays |
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| Nous reproduisons ci-après le compte rendu de l’intervention du président mozambicain à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU. Joaquim Alberto Chissano, président de la République du Mozambique et président en exercice de l’Union africaine, a d’abord rappelé que depuis l’avènement de la paix et de la réconciliation dans son pays il y a 11 ans, le peuple mozambicain avait réalisé de nombreux progrès, et se préparait notamment aux secondes élections municipales, qui doivent se tenir le 19 novembre 2003 et aux élections générales en 2004. Cette situation a créé les conditions favorables à l’investissement local et étranger, crucial pour relancer l’emploi et réduire la pauvreté. L’économie du Mozambique a ainsi enregistré un accroissement de son PIB de 7,7% l’an passé, ce qui a permis d’augmenter les allocations budgétaires au secteur social. Ceci est d’autant plus important pour un pays qui fait toujours face à une crise humanitaire due à de mauvaises conditions météorologiques nécessitant plus que jamais le soutien de la communauté internationale. Le gouvernement a mis en œuvre son Plan d’action pour l’éradication de l’extrême pauvreté, qui vise à la réduire de 50% d’ici la fin de la décennie, et à maintenir une croissance moyenne de 8%. Avec pour objectif de créer une vision nationale du développement, le gouvernement du Mozambique a lancé l’"Ordre du jour 2025", une concertation avec tous les partis politiques et les acteurs engagés dans l’avenir de ce pays. S’exprimant au nom de l’Union africaine, le président a rappelé que la Déclaration de Maputo reflétait la reconnaissance de la nécessité pour les gouvernements et les peuples africains de mettre en œuvre le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). Il a appelé la communauté internationale, et au premier rang les Nations Unies, à soutenir ce processus. Il a également réaffirmé la volonté exprimée par les leaders africains d’activer le Conseil de sécurité et de paix, un important organe de l’Union africaine destiné à la prévention, la résolution et la gestion des conflits. L’Afrique soutient par ailleurs la lutte contre le terrorisme international, notamment à travers l’adoption de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et le combat contre le terrorisme, a-t-il déclaré. Convaincu que l’Afrique dispose des ressources humaines et naturelles pour assurer son propre développement, il a affirmé que pour cela, la conjoncture devait favoriser son intégration dans l’économie mondiale, afin qu’elle puisse percevoir les bénéfices de la mondialisation et accroître son indépendance. Joaquim Chissano a soutenu ensuite qu’en dépit des doutes qu’avait parfois suscités l’ONU, elle demeurait l’instrument d’une action légitime dans tous les domaines, qu’il s’agisse des questions de paix et de sécurité ou des défis que posent les pandémies du VIH/SIDA, la tuberculose, le paludisme et autres maladies infectieuses, ou le développement durable. Les objectifs de développement du Millénaire doivent rester les plus importants de la communauté internationale, à commencer par la réduction significative de l’extrême pauvreté dans le monde d’ici à 2015. Le renforcement des Nations Unies passe aussi par un élargissement du Conseil de sécurité, a-t-il conclu, estimant que le continent africain méritait d’y être équitablement représenté par au moins deux membres permanents, et que le Brésil devait y avoir une place en tant que membre permanent, pour sa participation au maintien de la paix et de la sécurité internationales. |
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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