L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Dopage, l’année charnière
Tour d’horizon en dix thèmes - 1 -
26 décembre 2003

Selon le Code mondial antidopage adopté en février dernier, à Copenhague, par les gouvernements et le mouvement sportif, un produit pour être classé dopant doit remplir deux des trois critères suivants : s’il améliore la performance, s’il présente un risque réel ou potentiel pour la santé du sportif, si sa consommation est déclarée contraire à l’éthique sportive. Cette définition constitue un immense progrès, puisqu’elle ne prend plus seulement en compte la performance, mais la santé du sportif et l’idée que l’on se fait du sport.
Le dopage représente une donnée "historique" de la compétition sportive.
Mais un gouffre sépare le dopage "à la papa" et les produits "high-tech" qui ont débarqué dans les années quatre-vingt-dix. Pourquoi ? On connaît les effets sur la santé de la caféine, qui a aidé tant de sportifs à tenir le coup, mais on ne connaît pas les conséquences des cures d’EPO, produit originellement destiné à soigner le cancer des reins. Sans parler des produits "miracle" testés sur des sportifs par des charlatans. À juste titre, le professeur Jean-Paul Escande, ancien responsable du Comité national de lutte contre le dopage, qualifie le dopage actuel d’"expérimentation humaine".
Si aucune enquête épidémiologique ne permet de l’affirmer scientifiquement, il ne faut pas pour autant se cacher derrière son petit doigt. Le nombre de morts brutales (et le plus souvent inexpliquées) de sportifs en pleine force de l’âge, le rapport annuel du numéro vert "Écoute dopage", l’augmentation du nombre de contrôles positifs, les témoignages concernant notamment les salles de musculation ne laissent plus de doutes : le dopage ne concerne pas que quelques sportifs de haut niveau, mais touche, bel et bien, une partie importante de la population pratiquante.
Non, mille fois non. Tout d’abord, comme n’importe quel justiciable, les sportifs ont droit à la présomption d’innocence. Donc faute de preuves... Lors des championnats du monde d’athlétisme, le longiligne Kim Collins (Saint Kitts et Nevis) a prouvé que l’on pouvait décrocher une médaille d’or avec un temps "humain" (10’’07). "Il faut avoir le courage de dire que des gens gagnent, aujourd’hui, sans EPO. Il faut défendre ces gens", assurait Gérard Dine, le père du suivi médical français, peu après ces Mondiaux.
Historiquement, les aides à la performance ont été plus répandues dans les sports de force et d’endurance. L’affaire Festina a révélé l’ampleur de la culture du dopage dans le milieu cycliste. L’haltérophilie a souvent défrayé la chronique. Et l’athlétisme a fait la "une" des affaires durant toute l’année. Mais tout sport - même les plus "techniques" - comportant une dimension physique, aucun ne peut prétendre être à l’abri. Certains produits s’avèrent ainsi efficaces pour des sports qui pourraient apparaître comme au-dessus de tout soupçon. Exemple : les bêtabloquants (diminution de la pression artérielle et du rythme cardiaque) pour le tir.
Incontestablement, oui. L’adoption d’un code mondial a permis d’harmoniser la lutte au niveau international, en établissant des règles applicables par tous. Conséquence ou pas ? En tout cas, jamais une année n’avait été aussi prolifique en contrôles positifs de "gros poissons" : le cycliste Raimondas Rumsas (EPO), les athlètes Dwain Chambers (THG), Fouad Chouki (EPO) et Kelli White (Modafinil), entre autres. Et les États-Unis, épicentre du phénomène dopage depuis la chute du mur de Berlin, ont été ébranlés par la découverte d’une nouvelle substance, la THG, et les révélations de blanchiment de cas positifs par les autorités sportives.
Encore une fois, oui, puisque tous les pays (ils sont près d’une centaine) et les fédérations sportives internationales signataires du code mondial - ils sont près d’une centaine - se sont engagés à adopter les mêmes règles, à interdire les mêmes produits, à appliquer les mêmes sanctions. L’espace des "eldorados de la dope" se rétrécit mais... Les ligues privées professionnelles américaines (base-ball, football américain, basket et hockey sur glace), qui se considèrent plus comme des organisateurs de spectacle que de compétitions sportives, ne veulent toujours pas entendre parler de ce code. On trouve également quelques pays récalcitrants. Citons l’Italie, jadis en pointe de la lutte antidopage aux côtés de la France, qui oublie de verser sa quote-part au budget de l’AMA. Est-ce si surprenant ? Le ministre des Sports de Berlusconi n’est autre que Mario Pescante, qui a présidé le Comité olympique italien durant l’"âge d’or" du dopage...
Évidemment non. Ici aussi, l’argent représente le nerf de la guerre. La course de vitesse en matière de recherche engagée par les instances antidopage contre les filières et autres laboratoires "noirs" nécessite des moyens financiers considérables. En France, le ministre des Sports trouve trop coûteux le suivi médical, outil pourtant unique. De plus, à ce jour, certains gouvernements n’ont toujours pas versé leur contribution à l’Agence mondiale antidopage (AMA), amputant la capacité de recherches de cette dernière. Avec des moyens supplémentaires, "le test de dépistage des hormones de croissance, à l’étude depuis sept ans, serait déjà sorti", assure Olivier Rabin, directeur scientifique de l’AMA. Mais, avec l’adoption du code mondial, gouvernements et mouvement sportif se sont donné les moyens politiques de réussir.
Ils ne résument pas la lutte antidopage, mais en constituent une partie incontournable. On sait que des athlètes peuvent, par divers subterfuges, contourner ces contrôles. Mais le bilan de l’année devrait suffire à convaincre de leur utilité, à défaut de leur infaillibilité. Le "must" en la matière reste évidemment le contrôle inopiné hors compétition et, bien plus encore, le suivi médical longitudinal, appliqué en France depuis 1999, qui permet de suivre les sportifs tout au long de l’année à travers une batterie d’examens très complets.
Aux États-Unis, le scandale de la THG a jeté la lumière sur la filière-réseau BALCO, du nom de ce laboratoire californien qui compte parmi ses clients plusieurs sportifs dopés avérés (Kelli White, Dwain Chambers) et quelques autres stars convoquées par la justice (les athlètes Marion Jones, Tim Montgomery ou l’as du base-ball Barry Bonds). On sait également que le marché des ex-pays de l’Est regorge de produits interdits et que certaines "pharmacies", italiennes ou belges notamment, ont guichet ouvert aux tricheurs. Mais la connaissance des filières et réseaux reste insuffisante. À la décharge des enquêteurs et policiers : le marché du dopage, qui représente une "industrie" de plusieurs milliards d’euros, a produit des mafias ultra-organisées.
Natation
28 - 29 - 30 décembre prochains au Port
15 ème Meeting International De Natation de l’Océan Indien - Île de La Réunion
Les 28, 29 et 30 décembre prochains, de heures à 17 heures se tiendra le 15 ème Meeting International De Natation de l’Océan Indien au Port.
Au programme
Dimanche 28
Le matin à 9 heures 30
50 DOS
100 BRASSE
200 PAP
200 NL
100 4 N
Le soir à 17 heures
50 DOS finales
100 BRASSE finales
200 PAP finales
200 NL finales
100 4 N finales
Lundi 29
Le matin à 9 heures 30
50 BRASSE
50 NL
100 PAP
200 DOS
200 BRASSE
400 NL
Le soir à 17 heures
50 BRASSE finales
50 NL finales
100 PAP finales
200 DOS finales
200 BRASSE finales
400 NL finales
Relais 4x50 NL
Mardi 30
Le matin à 9 heures 30
50 PAP
200 4 N
100 DOS
100 NL
800 NL classement aux temps/meilleure série le soir
Le soir à 17 heures
50 PAP finales
200 4 N finales
100 DOS finales
100 NL finales
800 NL finales meilleures série
Relais 4x50 4 N
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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