Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Social
Grève des salariés d’EDF des centrales thermiques sucrières
Reprise ce lundi matin à minuit
27 octobre 2003

Depuis la levée provisoire de la grève des chefs de blocs vapeur, des salariés d’EDF mis à disposition des centrales thermiques de Bois-Rouge et du Gol, aucune négociation concrète n’a permis de faire avancer les revendications du personnel. Ceux-ci dénoncent « une discrimination des salariés de La Réunion par rapport à leurs homologues de France » et demandent un reclassement ainsi qu’une augmentation des salaires pour le personnel des centrales thermiques sucrières.
Au-delà de simples revendications catégorielles, le refus des discriminations concerne l’ensemble du personnel EDF de l’outre-mer, et la fédération CGTR de l’électricité n’exclut pas une extension du mouvement « si EDF n’affiche pas clairement son projet de service public de l’électricité pour La Réunion », a déclaré hier à "Témoignages" Max Banon, de la CGTR-EDF. « L’énergie n’est pas une marchandise comme les autres ; pour nous c’est un produit de première nécessité qui appelle une politique claire des pouvoirs publics ». Or les salariés d’EDF estiment que la clarté est loin d’être faite et qu’une certaine opacité régit la politique d’EDF à La Réunion. La conduite de ses dirigeants pendant les négociations a été jugée plus que trouble et la direction d’EDF est restée muette depuis une semaine, dit en substance l’organisation syndicale.
« Un plan social déguisé »
Samedi, après des réunions tenues jeudi et vendredi dans les centrales de Bois-Rouge et du Gol, les salariés ont décidé en assemblée générale de reconduire la grève si la négociation ne reprenait pas dimanche. « Pour les salariés, la grève redémarre ce lundi à 0 heure », a encore dit Max Banon. Quant à la direction d’EDF, elle regrette que « la CGTR-EDF ne se soit jamais mis en position d’échanger » hier. Les salariés ont aussi fait savoir à la direction régionale qu’ils « ne sont pas des business men et ne travaillent pour aucun plan privé ». Devant ce qu’ils considèrent comme « un plan social déguisé de la direction régionale d’EDF », les salariés ne sont pas prêts à se prêter à « un ballon d’essai contre le service public ».
« On nous demande d’être raisonnables, mais nos responsables sont les premiers à ne pas l’être. Le reclassement et l’ajustement des salaires pour 14 salariés, qu’est-ce que cela pèse… au regard de ce que va rapporter aux actionnaires la réalisation des tranches de Bois-Rouge et du Gol ? », a poursuivi le syndicaliste.
La donnée nouvelle par rapport à la semaine dernière est le rapprochement des grévistes d’EDF avec la CGPER, syndicat majoritaire chez les planteurs, sur la base de la défense du service public et du système de péréquation tarifaire.
| Le préfet appelle à la négociation |
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| Le directeur du Travail, Alix Séry, a rendu compte de sa mission de "bons office" au préfet. Selon ce dernier, il est constaté « que des propositions significatives ont été faites par la direction d’EDF qui permettent le reclassement en catégorie 9 des 14 chefs de blocs vapeur » de Bois-Rouge et du Gol et que ces « avancées n’ont pas permis la levée du préavis de grève déposé, qui constitue une menace dangereuse pour l’activité sucrière de l’île ». Un communiqué précise que la mission d’Alix Séry est prolongée de « quelques jours ». Le préfet appelle la direction et les représentants du personnel d’EDF « à poursuivre le dialogue sans interrompre la campagne sucrière » et à rencontrer le directeur du Travail « en préfecture avant la fin de la semaine ». |
| EDF s’engage à dialoguer |
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| À l’annonce de la reprise de la grève qu’elle déplore, la direction d’EDF déclare s’engager « fermement, en liaison avec le directeur du Travail, à maintenir le dialogue permettant d’aboutir à un accord dans les prochaines heures ». |
| Les industriels menacent de refuser les livraisons de canne |
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| À l’annonce d’une reprise du mouvement de grève, les industriels ont réagi par le biais d’un communiqué diffusé hier. Les directions des sucreries du Gol et de Bois-Rouge « informent les producteurs de canne que les centres de réception n’ouvriront [aujourd’hui] qu’avec la garantie d’un fonctionnement normal des centrales à bagasse ». Les usiniers « renouvellent leur appel à la raison pour un règlement normal » d’un conflit qui ne concerne pas la filière canne. |
| Jeunes agriculteurs craint une reprise du mouvement |
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| Dans un communiqué diffusé à la presse, le syndicat Jeunes agriculteurs indique qu’il comprend « que certains agents EDF qui travaillent au sein des compagnies thermiques de Bois Rouge et du Gol puissent avoir des inquiétudes sur l’avenir de leur statut ». Mais l’organisation syndicale prévient qu’en cas de nouvel arrêt des usines sucrières, le conflit social pourrait « occasionner une gène au delà de la seule activité économique agricole ». |
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
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