« De la vision politique à l’action publique : comment la pensée de Paul Vergès sur le changement climatique s’est traduite concrètement dans les politiques d’aménagement et de développement de La Réunion »
29 août, parPaul Vergès : 2016-2026
Élevage
Table-ronde hier à Saint-Pierre
13 septembre 2003

Suite aux intempéries (pluies et vague de froid) qui ont mis à mal les exploitations laitières et de production de viande bovine dans les Hauts de notre île, une visite a été organisée à Paris - à l’initiative de la Région - pour une délégation de professionnesl. Et après la réunion de la semaine dernière à la Région, une nouvelle réunion a eu lieu hier à Saint-Pierre, dans les locaux de la Chambre d’agriculture pour faire le point sur ce dossier.
À l’origine, cette réunion devait aborder deux points. En premier lieu, le bilan des pertes et l’avancement des dossiers d’indemnisation ; et en second lieu, l’amorce d’une réflexion de fond sur la situation de la filière et son avenir.
Or, c’est bien connu, "goni vide i tien pa deboute" et nombre de professionnels ont préféré se cantonner au premier point de l’ordre du jour, préférant remettre à une date ultérieure un débat sur l’avenir de la filière, le présent étant suffisamment préoccupant.
Selon les services de l’EDE (Etablissement départemental d’élevage) qui ont planché sur la question, il s’avère que les situations sont très disparates d’une exploitation à l’autre. Et au final, tout porte à croire que les pertes de récolte n’arriveraient pas au seuil fatidique de 27%, seuil à partir duquel peut être enclenchée la procédure d’indemnisation dans le cadre d’une calamité naturelle. Difficile à avaler pour certains éleveurs qui sont pourtant durement touchés. Mais comment faire la balance entre les cas individuels et une procédure qui doit être enclenchée selon des critères précis ?
Selon le DAF (Directeur de l’agriculture et de la forêt), M. Le Doley, il existerait une voie intermédiaire, sans passer par le dispositif prévu en cas de catastrophe naturelle ou de calamité. Cette solution permettrait de mobiliser des fonds de l’Europe, de l’État et de la Région. Sauf que là encore, il faut lancer la machine, monter des dossiers. Un passage obligé, certes, mais sur le terrain, le temps presse pour les éleveurs.
Une réunion technique est prévue pour mardi prochain à la DAF, à Saint-Denis. Mais d’ores et déjà, certains éleveurs, notamment à l’appel de la FDSEA, ont décidé de faire entendre leur voix et d’aller manifester mardi à Saint-Denis devant la DAF et à la Région.
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