Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
• Réforme de la Sécurité sociale
4 octobre 2003

Lors d’une rencontre avec la presse hier, Force ouvrière a donné sa position sur le projet gouvernemental visant à changer le fonctionnement de la Sécurité sociale.
Hier en conférence de presse, Force ouvrière a tenu à « relativiser le déficit de la sécu ». « On annonce 6, 8 et 11 milliards de trou de l’assurance maladie ; il faut d’abord souligner qu’il s’agit du régime dit "général" la CNAF (50 milliards d’euros de budget est excédentaire tout comme d’ailleurs la CNAVTS) », estime FO. Éric Marguerite note que « les cotisations santé au niveau planétaire représentent 50.000 milliards de dollars ». C’est un « marché juteux ».
À Jacques Barrot, député UMP qui affirme qu’« il faut séparer les risques légers des risques lourds », FO estime qu’« il y a ici une absurdité médicale : un risque léger peut cacher un risque lourd et humaine seuls les riches pourront se soigner ». Par ailleurs, l’organisation syndicale estime que la base de l’analyse de la Cour des comptes et outil principal de réflexion du gouvernement « reprend l’antienne du MEDEF sur le "Panier de soins" et annonce un "bouleversement complet de la couverture sociale en France" ». FO craint une dérive vers un système comparable à celui des États-Unis, pays où 2 millions de personnes sont sans couverture maladie.
FO constate que « l’allongement de la durée de vie est inéluctable, c’est dire que les dépenses vont continuer a enfler » et rappelle que « les dépenses de santé sont aussi des dépenses de croissance, elles créent l’emploi ». Le syndicat revendique « un vrai contrôle des dépenses médicales » car, selon FO, « 14% des généralistes=50% des dépenses de santé et 50% des spécialistes sont déconventionnés ». Il demande également « la transparence sur le médicament » et appelle à « consolider les liens de solidarité vers les vieux, les malades et les personnes handicapées ». Force ouvrière déplore le manque d’anticipation du gouvernement dans la politique de santé et dénonce la précipitation dans laquelle s’effectue la mise en place des projets de la majorité parlementaire. « Le gouvernement Raffarin vient de fixer le 14 juillet comme date butoir pour prendre toutes les décisions qui s’imposent sur la réforme du système de santé, une fois passé le temps du diagnostic et du dialogue. C’est la même méthode qu’il a utilisée pour passer en force sur les retraites, méthode que nous n’acceptons pas », conclut FO.
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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