« De la vision politique à l’action publique : comment la pensée de Paul Vergès sur le changement climatique s’est traduite concrètement dans les politiques d’aménagement et de développement de La Réunion »
29 août, parPaul Vergès : 2016-2026
Science
Au Port, les Assises populaires de la culture scientifique et technique
8 novembre 2003

La Jeunesse au Plein Air (J.P.A.) organisait jeudi dernier, au Port, dans le cadre de la ’Fête de la Science’, une journée de débats et d’expérimentations avec d’autres associations engagées dans la diffusion de la culture scientifique et technique auprès des jeunes.
Une quinzaine d’associations œuvrent à la diffusion de la culture scientifique et technique dans le pays, par le biais du réseau associatif et avec l’appui d’institutions comme le Rectorat ou la Jeunesse et Sport. Quelques-unes de ces associations étaient présentes jeudi avec la JPA, telles Sciences Réunion, du réseau des Centres de culture scientifique technique et industrielle (CCSTI), ou encore "Les petits débrouillards", présents dans l’île depuis 1997.
Le président de cette dernière association, Jean-Luc Maurice, était avant-hier l’organisateur et l’homme-orchestre du concours auquel ont participé une trentaine de jeunes en formation d’animateurs : il s’agissait de construire un modèle de véhicule exploitant la propulsion de l’air (action/réaction).
Mais avant de se lancer dans le concret des ateliers scientifiques, les participants ont pris part à un débat animé par le délégué départemental et le président de la JPA, respectivement Roger Ramchetty et Darmapala Seethanen ; le directeur de Science-Réunion, Bernard Colinet ; l’ancien délégué régional de la Recherche et de la Technologie (DRRT), Jean-Claude Pieribattesti ; le représentant de la Jeunesse et Sport, Jacky Prianon ; une adjointe au maire du Port, Mme Mémouna Patel, et le conseiller de la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) pour l’éducation artistique dans les établissements scolaires, Jean-Pierre Walter.
Plus ou moins inspirés par la pensée de Plutarque mise en exergue pour cette journée - « l’esprit n’est pas un récipient que l’on remplit mais un feu qu’il faut allumer » (et entretenir toute sa vie - NDLR) -, les animateurs ont tour à tour donné leur approche de la Science.
Ils ont décrit la place qu’elle a prise dans notre environnement, « ses attraits et ses dangers » à partir d’exemple puisés parmi les avancées les plus remarquables pour la santé, les communications, les transports, l’agriculture… Ils ont aussi décrit les gaspillages et les détournements de la science au profit de la barbarie la plus sophistiquée et la mise en œuvre de pratiques de destruction de la vie sur Terre.
Au fil des interventions, le rôle joué par la ville du Port dans la diffusion de la culture scientifique a été relevé par divers participants. La représentante de la Ville a bien sûr rappelé ce positionnement à travers quelques-uns des grands projets de Ville et Port, mais d’autres exemples récents ont témoigné dans le même sens.
C’est au Port qu’a été inaugurée la première Fête de la Science (sous un autre nom) en 1991 à La Réunion. Cinq ans plus tard, c’est toujours au Port que fut créé le premier Cyber-Espace de l’île. La cité maritime est appelée à devenir, avec Saint-Denis, Saint-Pierre/Le Tampon et peut-être Saint-Benoît, l’un des sites de la Technopôle, décrite par Jean-Claude Pieribattesti comme un outil « pour rapprocher des mondes qui n’ont pas l’habitude de se rencontrer » et dresser des passerelles entre Éducation, Recherche et Industrie.
L’ancien DRRT a décrit à ce propos le rôle du cyclotron, un engin « de la taille d’un gros frigidaire », capable d’utiliser la radioactivité dans la détection précoce des cancers. Il a insisté sur le rôle de la vulgarisation scientifique, en invitant « à réfléchir pour bien comprendre ce qui se passe dans notre monde et se positionner devant ses "découvertes" ».
La vulgarisation scientifique était l’un des thèmes de la journée et le représentant de la Jeunesse et Sport a souligné le rôle de la formation des animateurs scientifiques dans les Centres de vacances, dont les activités sont « pour 70% d’entre eux tournés vers la découverte de l’Environnement ».
Ainsi, la formation de 80 animateurs se prépare, avec le concours du Parc marin et du Conservatoire botanique, notamment.
Mais il y a certainement des recherches et des efforts à faire encore. Ne serait-ce que pour répondre aux interrogations posées sur le contenu de la « culture scientifique » par ceux qui ont tendance à penser la culture dans une approche essentiellement ou exclusivement artistique. Ainsi, sur 900 projets éducatifs répertoriés et soutenus par la DRAC, 200 seulement sont des projets scientifiques. « Quelle culture scientifique et quel positionnement des chercheurs ? » « Quel rôle critique jouent les éducateurs et utilisateurs de la science ? » Ces questions ont aussi émergé dans le débat.
Diffuser la science, est-ce inculquer aux enfants une nouvelle religion, démarquant son domaine de celui des "sectes pseudo-scientifiques" (astrologie, para-psychologie…) ou est-ce favoriser chez le plus grand nombre la formation d’un esprit scientifique, par intégration / dépassement successif des différentes étapes ?
« Comment impliquer les familles ? », a demandé l’adjointe au maire du Port. Une question restée sans réponse ce jeudi. Celle-ci reste à construire, entre autres avec l’implication des associations dans d’innombrables activités ludiques du type du concours organisé avant-hier par "Les petits débrouillards".
Paul Vergès : 2016-2026
In kozman pou la rout
Étude de l’IEDOM
Mieux récupérer l’eau de pluie, entretenir et moderniser forages et canalisations
Exemple inspirant pour La Réunion
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Lutte des Chagossiens
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois
Protection bénéficiant à un pilier du néocolonialisme français à La Réunion
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence