Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Social et emploi
La CFDT Postes-Télécommunications dénonce la rupture du dialogue social
19 août 2003

Le syndicat CFDT Postes-Télécoms a tenu une conférence de presse hier matin dans ses locaux, rue Fénelon à Saint-Denis, pour dénoncer les effets d’annonces faites par les directions de ces deux services.
Tout d’abord en matière de comblement des postes : afin de compenser le "départ des pères de 3 enfants", plus de 70 postes sont à pourvoir. Or, la Direction de France-Télécom prévoit un quota de remplacement de 30 postes seulement. Par ailleurs, plusieurs lignes de service vont être fermées, le "10 13 et le 10 15, d’ici la fin de l’année à La Réunion". Ces numéros avaient été mis en place pour les abonnés simples et les professionnels en réponse des lignes de dérangements.
Autre mesure applicable très prochainement pour les usagers de France Télécom : la suppression du 12 au Tampon ; "et pourtant la Direction régionale n’est pas déficitaire ; celle-ci prône le centralisme à outrance depuis l’arrivée de Thierry Breton, alors que ce même gouvernement parle de décentralisations… ", déplore Christine Nicole, secrétaire générale de la CFDT Postes-Télécoms.
D’autres services vont être supprimés : la fermeture des points de paiements, "alors que 30% de notre clientèle paie en espèces dans les centres", et la sous-traitance de la production maintenance des lignes terminales.
Autre point de discorde : l’accueil rue Jean Chatel, "inauguré en grande pompe en décembre 1999" sur une surface de 240 mètres carrés, sera désormais réduit à 140 mètres carrés pour être converti en boutiques. Ce qui sous-entend une nouvelle suppression de postes. "Comment peut-on adopter un schéma national qui ne corresponde pas aux attentes de La Réunion ? Un client à La Réunion n’espère pas le même service qu’un client en Alsace. Ici, les gens ont l’habitude de se déplacer et utilisent moins leur téléphone pour les services", conteste Christine Nicole.
« Aucun dialogue social »
En résumé, "France-Télécom n’a aucun dialogue social, la direction ne respecte aucune instance représentative du personnel", regrette la secrétaire générale.
Autre aberration des applications nationales au contexte local, le réseau intranet de la Direction des Ressources Humaines. Pour pouvoir déposer ses jours de congés, tout se passe virtuellement : "nous le faisons sur le site internet, géré par la centrale de Rouen pour avoir nos vacances. Sans compter qu’ils ne prennent pas en compte le décalage horaire ou l’éloignement des 10.000 km", proteste un autre syndicaliste.
Même cas de figure pour les renseignements, au 12. Il vous est peut-être arrivé de vous dire que pour un avoir une adresse quelconque dans l’île, vous deviez épeler à la correspondante en ligne l’orthographe de Salazie. En effet, en dehors des heures ouvrables, les appels sont automatiquement basculés en France voire dans un autre DOM : "nous voyons concrètement les effets de la mondialisation. Nous avons en tête l’exemple d’un client qui demandait désespérément une adresse à La Bretagne et la correspondante lui soutenait que La Bretagne n’existe pas à La Réunion", relève Christine Nicole pour qui il en va aussi de la qualité des services de France-Télécom.
La CFDT compte donc se constituer en Intersyndicale d’ici le début septembre pour une prochaine rencontre avec la Direction Régionale. D’ici là, une pétition sera lancée sous couvert d’une éventuelle grève. "Il suffit de 24 heures pour basculer un service en France", rappelle Christine Nicole en termes de conclusion sur ce dossier des Télécoms.
« La convention collective doit être appliquée »
Quant au volet de La Poste, les points de désaccord portent davantage sur la nature des contrats d’embauche. "Il faut que la Poste arrête de recruter des CDD illégaux avec la bénédiction de l’Inspection du Travail. Nous devons montrer au Directeur local que la convention collective doit être appliquée et qu’il n’existe pas de spécificités en matière d’emplois", dénonce Alain Sermande, secrétaire général adjoint de la CFDT Postes-Télécoms.
En effet, près de 200 postes seront vacants d’ici la fin de l’année. L’ouverture des négociations du mode de comblement aurait été entamée sans concertation syndicale en juillet dernier. Le nombre de contrats à durée déterminée successifs "illégaux" seraient estimés à 150 postes. "Les contractuels employés à plein temps ne doivent pas excéder 18 mois d’utilisation. Nous avons plusieurs cas dans nos services comme par exemple une salariée qui s’est vue attribuée 135 contrats CDD en 3 ans", soulève Alain Sermande.
Autre souci considérable pour les fonctionnaires de la Poste concerne les 3.000 personnes au tableau de mutation : "nous avons des collègues qui attendent depuis 25 ans leur retour au pays ", renchérit Christine Nicole.
Sans compter les multiples contrats "indécents" qui ont font l’objet d’accord avec les autres sections syndicales comme les CD2I, contrat à durée indéterminée intermittent, où le salarié est payé en dessous du SMIC.
La mise en place du dispositif TG3 (tri automatique du courrier en métropole) retire près de 45 minutes de travail en moins par jour à chaque facteur de l’île. Ce qui totaliserait une amputation de 30 à 50 postes dans l’île. Alors,"avant de pousser à l’embauche, il faudrait déjà résoudre les problèmes des titulaires et des contractuels en poste tout en exigeant la mutation de nos collègues pour le comblement des postes vacants avant tout recrutement externe", rappelle dans son tract la CFDT Postes-Télécoms. La concertation entre syndicats respectifs pour la création d’une intersyndicale risque d’être houleuse étant donné les points de divergences importants entre la CGTR et FO, représentés à 80% à La Poste où ces fameux CD2I ont été approuvés avec la Direction.
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
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