Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Social
Le M.C.P. rencontre la C.G.E. de Bras-Panon
26 septembre 2003

Pour les 3.300 abonnés panonnais de la Compagnie Générale des eaux et de la CISE, la plaisanterie est de très mauvaise augure : leur dernière facture d’eau risque de les étrangler (au sens propre du terme) financièrement par la hausse inexpliquée de près de 50 euros.
Retour sur cette affaire qui est loin d’être élucidée.
Le 6 janvier 2003, la CISE, en charge de facturer l’eau et l’assainissement pour les consommateurs, passe le relais à la CGE uniquement sur le volet eau. Habitués à des relevés trimestriels sous la CISE, les abonnés reçoivent désormais une note estimée sur six mois et demi. Durant l’année, un acompte de la CGE est déjà parvenu aux Panonnais pour assurer la première facturation. Ce qui ne facilite pas la clarification des documents, car pour certains consommateurs, le montant de cet acompte pouvait correspondre au montant de leur consommation.
Fin juillet, début août, c’est la grande stupeur dans la petite ville : plusieurs personnes viennent se plaindre d’une différence de prix exorbitante. À qui la faute ? Mercredi après-midi, une quinzaine de Panonnaises menées par le MCP (Mouvement des Chômeurs Panonnais) et son président Jean-Hugues Ratenon, décident d’avoir de plus amples explications en allant au service de la CGE de Bras-Panon dans la zone artisanale. La responsable clientèle, Françoise Prévost accompagnée d’un employé les reçoivent à la fermeture des bureaux.
D’entrée de jeu, celle-ci essaie d’argumenter par un développement qui s’avère flou au fil de la discussion : « c’est moi qui vous ait concocté ces petites factures, il y a sûrement des indications que vous n’avez pas compris ! ». Une dame d’un certain âge commence à parler de son cas : « je vis chez ma fille et non plus chez moi. J’ai reçu une facture alors que mon compteur est fermé et que je ne consomme pas d’eau ». Réponse de la responsable clientèle : « vous avez sûrement dû avoir une fuite d’eau ». Ce que ne manque pas de contester la personne. C’est alors que la CGE admet que sur les quelques 3.300 relevés, 51 ont été estimés sur la base des fichiers de la CISE (sans relevés) et qu’il n’y a pas de raison qu’une hausse de prix s’observe puisque l’indexation de la CGE est à un coût inférieur par rapport à ses concurrents. Ce qui fait dire à Françoise Prévost que « la CISE a sûrement sous-estimée la consommation d’eau des Panonnais face à notre évaluation ». Pourtant celle-ci avoue que « certaines erreurs peuvent survenir comme pour 3 abonnés qui ont vu un décalage important entre leur facture actuelle et leur ancienne provenant de la CISE ». Quoiqu’il en soit pour ces mères de famille, souvent érémistes, la note est dure à avaler.
Prenons l’exemple de cette maman qui fait état de ses factures : « avec la CISE, je payais environ 50 euros par trimestre. Si l’on compte deux trimestres, cela me revient à 100 euros. Pour six mois et demi, je devrais payer 120 euros au moins, or ma note est de 173 euros… ». Et elle n’est pas la seule dans cette situation. Le problème demeure entier si l’on considère l’argumentation quelque peu simpliste de la responsable clientèle, justifiant des fuites ou des augmentations de volumes d’eau pour la plupart des personnes. À court d’explications, Françoise Prévost prétexte que « peut-être serait-ce la faute de la CISE qui a dû se tromper sur les index de prix de départ ». Une conversation de sourds qui se traduit pour les pauvres abonnés par « un cafouillage », selon le terme employé par Jean-Hugues Ratenon.
« Je peux vous répondre pour l’augmentation des volumes mais pour la hausse des prix, je m’inscris en faux », se contredit immédiatement la responsable clientèle avant d’avancer maladroitement « pour l’instant je ne sais pas, nous aurons plus de recul dans six mois. Au lieu de venir avec vos factures vous auriez dû relever vos compteurs », a t-elle conseillé.
Étant donné le nombre de factures impayées, la délégation du MCP a réussi à obtenir un échéancier pour que les consommateurs puissent répartir leur paiement (encore faut-il qu’ils fassent la demande).
Une audience à la CISE sera sûrement demandée par le MCP dans les prochains jours à venir.
« Si nos relevés continuent à croître, nous serons forcées de prendre l’eau de la rivière », lancent dépitées les jeunes femmes présentes.
| Carrefour Grand Est à Quartier Français : 200 emplois créés |
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| Pour les conducteurs de la quatre voies, Sainte-Suzanne-Saint-Denis, le voile est enfin levé : Carrefour Grand Est a été inauguré mardi soir en grande pompe au Quartier français, en présence du groupe Hayot-Caillé (Bernard Hayot et François Caillé), accompagné du maire de Sainte-Suzanne, Maurice Gironcel. De nombreuses personnalités assistaient à cette ouverture : industriels et investisseurs avec pour certains d’entre eux venus tout spécialement des Antilles ou de France.
En effet, ce deuxième Carrefour de l’île totalise une superficie de 5.500 mètres carrés (face à son jumeau de Sainte-Clotilde avec ses 7.500 mètres carrés), 200 postes crées (principalement recruté dans la région Est pour le personnel ; les encadrants proviennent des Antilles), 610 places de parking, 11 commerces (Yves Rocher, Océan Or, Amazonia…) et 45.000 produits référencés. Depuis mercredi, les clients ont la bonne surprise de découvrir des rayonnages très signalétiques avec des couleurs différentes suivant les types de produits. Dans leurs discours, les présidents Hayot et Caillé ont mentionné le rappel historique de leur collaboration avec « la mode de l’hypermarché naissante », en juin 1988 sous l’enseigne Euromarché, alias Continent, alias Carrefour. L’équipe municipale et à travers elle son maire ont été fortement congratulés pour leur ténacité et leur soutien constant. Le nouveau directeur, Pierre-Yves Martin, est entouré d’un personnel jeune dont la moyenne d’âge se situe autour de 25 ans. Maurice Gironcel, se félicite quant à lui que « la petite commune de Sainte-Suzanne soit dotée d’un centre commercial » avec création d’emplois « une jeunesse formée (minimum bac+1), rééquilibrant ainsi la micro région Est ». « La date du 23 septembre marquera l’histoire de notre commune, une ville moderne à la campagne », a conclu le maire de Sainte-Suzanne. |
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
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