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“In the mood for love”

18 mai 2004

Film franco-chinois de Wong Kar-Waï, avec Tony Leung Chiu-Wai, Maggie Cheung, Rebecca Pan, Lai Chen, Siu Ping-Lam. Sorti en 2000 et primé à de nombreux festivals, ce film est une œuvre à ne pas manquer.

1962 à Hong-Kong. Chan Li-zhen (Maggie Cheung Man-yuk) et son mari d’une part, Chow Mo-wan (Tony Leung Chiu-wai) et son épouse d’autre part, emménagent dans un nouvel immeuble le même jour sans se connaître.
Li-zhen est secrétaire de direction, toujours très élégante et affable. Son mari, rarement présent, travaille pour une entreprise japonaise et multiplie les voyages d’affaires à l’étranger. Mo-wan s’ennuie dans son emploi de bureau et rêve au roman de Chevalerie qu’il avait jadis commencé à écrire. Son épouse rentre toujours tard de l’hôtel où elle travaille et parfois ne rentre pas du tout et voyage ou va voir sa mère... Li-zhen et Mo-wan se croisent dans les couloirs, dans l’escalier, dans la rue lorsqu’ils vont ou reviennent d’avoir acheté un bol de nouilles qui occupera leur soirée solitaire...
Peu à peu, de recoupement en recoupement (Li-zhen et l’épouse de Mo-wan ont le même sac, tous deux achetés à l’étranger, de même Mo-wan porte une cravate offerte par son épouse identique à celle du mari de Li-zhen...) une certitude s’impose aux deux époux délaissés : leurs conjoints respectifs ont une liaison ensemble...
Mo-wan et Li-zhen se rapprochent encore un peu plus, passent davantage de temps ensemble. Elle l’aide à reprendre l’écriture de son roman. Alors que ce sont leurs conjoints qui ont "franchi la ligne jaune", ce sont eux qui doivent se cacher du reste de l’immeuble alors que rien de concret ne se produit entre eux !
Leur attirance réciproque semble irrésistible mais ils refusent d’y céder pour "ne pas être comme les autres"... à moins qu’ils n’y cèdent ?

Chef d’œuvre

Wong Kar-wai établit un portrait du Hong Kong des années 60, de ce voisinage très indiscret, de ces rues vides et nocturnes, pluvieuses et sordides. Avec des décors superbes, que ce soient les bureaux, les appartements ou les restaurants, le réalisateur nous installe dans un univers qui lui est propre, presque claustrophobique, à base de couleurs pastelles et flashy, retransposition acidulée de l’époque.
Sorti en salle en 2000, ce film est qualifié par beaucoup de critiques de chef d’œuvre. Il a d’ailleurs été primé à plusieurs reprises :

- Prix d’interprétation masculine pour Tony Leung Chiu-wai, et Grand Prix technique au Festival de Cannes (2000).

- César du meilleur Film étranger (2001).

- Trois Chevaux d’Or (Golden Horses, Taiwan (2000), pour Maggie Cheung (meilleure actrice), photo et costumes.

- Cinq prix au Festival Film Awards de Hongkong (2001) dont deux pour Tony Leung et Maggie Cheung (meilleurs acteurs et actrices) + 7 nominations.

- Deux Prix décernés par la H-K Film Critics Society : meilleur réalisateur et prix du mérite.

- Prix des Cinq Continents (European Film Awards, 2001) à Wong Kar-Waï.

- Meilleur film étranger aux German Film Awards (Allemagne, 2001).

- Meilleur film au Festival international du nouveau Cinéma et des nouveaux Médias de Montréal (Canada, 2001).


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Témoignages - 82e année


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