Budget 2004

Incidences graves à la Réunion

2 octobre 2003

Les décisions du ministre des Transports auront des incidences à La Réunion avec des conséquences nettement plus graves.

Il faudra sans doute rechercher de nouvelles recettes pour la solution alternative à la route du littorale et pour le projet tram-train dont on n’avait pas encore totalement bouclé les dossiers financiers.
À propos du tram-train et de la solution alternative à la route littorale, la Commission nationale du débat public vient de rendre, le 16 septembre dernier, deux décisions. Saisie à la fois par le Conseil régional et par le ministère de l’Équipement, cette instance nationale a décidé que les débats publics qui résulteraient de la mise en œuvre de ces deux projets (comme, par exemple, les enquêtes publiques) seraient menés ensemble et non séparément. La Commission explique que les deux dossiers font apparaître des liens étroits entre eux ; « que les deux projets comportent des enjeux d’importance nationale en matière de prévention des risques, protection de l’avifaune et du récif coralien et que dès lors ces deux projets, intégrés dans une stratégie unique, peuvent constituer un enjeu significatif au regard de l’objectif national de modération de la croissance du trafic automobile » et « que, au regard de la politique nationale des transports, ces deux projets constituent les deux volets d’un même service, et que leur dissociation nuirait à cette perception stratégique par le public ».

Pistes cyclables

Ceci étant, après les décisions qui seront inscrites au budget 2004 et telles que nous les décrivons un peu plus haut, la question du financement de ces projets -et notamment la participation de l’État- reste plus que jamais posée.
Quant aux pistes cyclables, explique Raymond Lauret, vice président du Conseil régional et premier adjoint au maire du Port, de nombreux projets ont vu le jour récemment. « La Région a, en effet, l’ambition de créer un circuit destiné aux cyclistes qui pourrait faire le tour de l’île. Le financement de ces projets repose en grande partie par une participation régionale prise sur le FIRT (Fonds d’intervention pour les routes et les transports) avec une part communale ou intercommunale (comme pour le projet de la CIVIS dans le Sud). Il n’en reste pas moins que la nouvelle politique budgétaire de l’État pourrait amener à revoir tout le financement de ces projets de pistes cyclables ».


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Témoignages - 82e année


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