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4 juin, parNos peines
1er mai
Face aux graves menaces sociales que fait planer le gouvernement
28 avril 2003

Ces dernières semaines, le gouvernement a dévoilé plus précisément ses projets dans différents domaines. Des mesures inquiétantes concernent la Fonction publique, les retraites, la santé, les emplois-jeunes... Quelle est votre position sur ces projets ?
Jean-Marc Gamarus, CGTR C’est une volonté délibérée du gouvernement de faire feu de tout bois contre les acquis sociaux de l’ensemble du monde du travail en voulant faire des économies. Il agit sans scrupules, en essayant de diviser plus que jamais les fauteurs de troubles, les responsables de la mobilisation qui a mené à une série de grèves des emplois-jeunes, contre la casse des services publics, la suppression de l’APA, et tant d’autres sujets. Nous allons vers la paupérisation du peuple. En ce sens l’ensemble des travailleurs, du public comme du privé, doivent agir de concert pour faire échec aux projets du gouvernement.
Quelles sont les perspectives de lutte dans le secteur, les principales revendications, les mots d’ordre pour le 1er mai ?
Le 1er mai c’est : public privé même combat pour sauver les acquis sociaux, exiger pour le problème des retraites la conservation d’un système de répartition. Nous demandons la comptabilisation des années d’études des jeunes ou de recherche pour les demandeurs d’emplois. Il est possible de maintenir un taux de retraite de haut niveau pour les salariés, si le gouvernement était plus soucieux de faire appel aux revenus financiers et aux entreprises. On ne peut demander au travailleur seul de payer les retraites.
Dans ce gouvernement, le progrès social qui a amené un allongement de l’espérance de vie est considéré comme une malédiction. Vivre plus longtemps ne doit pas être une malédiction, les travailleurs qui ont donné, méritent pour leurs vieux jours un niveau de vie décent qui correspond à notre temps et pas se retrouver dans le plus grand dénuement.
En ce qui concerne les perspectives : nous l’avons dit, la mobilisation générale continue, trois rendez-vous important nous attendent. Le 1er mai à 9 heures au jardin de l’État, le 6 mai à Saint-André est une mobilisation lancée par l’Intersyndicale de l’Éducation nationale contre la décentralisation. Le 13 mai sera consacré aux retraites, nous appelons l’ensemble des salariés pour défendre la retraite menacée par le gouvernement. L’augmentation de la durée du travail est inacceptable. Nous voulons la retraite à 60 ans.
Dans quelques mois, des centaines d’emplois jeunes risquent le chômage. Comment arriver à préserver leurs postes ?
Nous gagnerons par la lutte de l’ensemble des salariés, dans l’union de toute la population. On ne peut pas continuer sur cette voie il faut d’autres signes forts qui viennent de la population dans son ensemble pour une autre politique qui réponde aux attentes des Réunionnais. Il est du devoir de l’État de mettre en place un plan ambitieux pour les emplois-jeunes.
Le contenu de la loi-programme apparaît comme insuffisant pour faire face aux défis présents et à venir de La Réunion. Quelles sont vos propositions pour améliorer ce texte ?
La CGTR a déjà déclaré que la loi-programme contenaient des propositions qui tiennent compte de restrictions budgétaires faites sans ambition, que c’est une copie à revoir. Après analyse, la population ne trouve pas son compte. Il faut élaborer la loi-programme en association avec les forces sociales du pays, on ne peut pas décider de façon technocratique et ignorer les propositions de bon sens de la population. Aujourd’hui la population est en état de légitime défense face à cette politique qui tourne le dos à l’emploi, à toutes formes de progrès, pour ne s’intéresser qu’à l’argent et à tout ce qui tourne autour. Les craintes fondées sont légitimes. Pour changer la vie, changer l’avenir il faut se mobiliser, l’action de protestation est le seul moyen d’interpeller le gouvernement pour qu’il revienne sur sa politique.
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