« De la vision politique à l’action publique : comment la pensée de Paul Vergès sur le changement climatique s’est traduite concrètement dans les politiques d’aménagement et de développement de La Réunion »
29 août, parPaul Vergès : 2016-2026
Mer
Navire en surchauffe au large de La Réunion
23 septembre 2003

Hier matin, le vraquier l’Adamandas a été coulé au large de La Réunion par un groupe de plongeurs démineurs de la Marine nationale. Pour le moment, tout risque de pollution des côtes semble écarté.
Dans la nuit de samedi à dimanche, l’équipage du vraquier l’Adamandas a été évacué et le navire remorqué à 20 kilomètres au large des côtes réunionnaises. Dimanche soir, après une réunion avec l’armateur du cargo bloqué depuis une semaine au large de l’île, le préfet de la Réunion, Gonthier Friedérici, a décidé d’envoyer le navire par le fond. « Cette décision tenait compte de l’incertitude sur l’aggravation de la situation à bord. Cette aggravation possible rendait heure après heure l’opération (de sabordage - NDLR) plus dangereuse pour ses acteurs », note la préfecture dans un communiqué. Les événements se sont précipités hier matin, lorsque les autorités ont profité de conditions météorologiques favorables pour couler le cargo, long de 165 mètres et transportant 21.000 tonnes de billes de fer. C’est la surchauffe de cette cargaison qui pouvait entraîner à tout moment l’explosion du bateau.
Le sabordage a été confié à un groupe de plongeurs démineurs de la Marine nationale spécialisés dans ce type de mission et venus spécialement de métropole pour cette opération. Des charges explosives ont été placées sur les flans du navire afin d’ouvrir des voies d’eau. Le vraquier a alors commencé sa lente plongée vers le fond.
Les autorités ont mis en place un dispositif de lutte antipollution, comprenant deux patrouilleurs équipés de moyens d’épandage et de produit dispersant. L’Adamandas contient en effet 400 tonnes de fioul.
Un expert du Centre de documentation, de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE) a survolé la zone en hélicoptère. Rendant compte de l’expertise, la préfecture note dans son communiqué, « l’apparition d’irisations dues au gazole des générateurs d’électricité devrait se dissiper dans les prochaines heures par évaporation naturelle. Des taches huileuses provenant du fioul de propulsion ont également été observées. Elles seront traitées avec des moyens spécialisés. Les prévisions des dérives actuelles de ces taches portent vers le large. Le rivage de La Réunion ne sera menacé qu’en cas de retournement durable des vents ». Un dispositif de lutte contre la pollution à terre a été mis en place pour parer à toute éventualité.
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