L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Musique
Filip Barret, Christian Dafreville et Solandra le 5 décembre à Saint-Benoît
21 novembre 2003

De retour d’un séjour d’un an à Madrid, le bassiste Filip Barret nous propose une formation composée d’un percussionniste du fameux "Trio Tambour", Christian Dafreville, et de 4 choristes de l’ensemble vocal Solandra.
Ce groupe nous offre une musique simple et légère, remplie de mélodies aérées, un moment de fraîcheur et de gaieté.
Cette rencontre entre le jazz, la musique réunionnaise et le chant lyrique est une autre manière de voir et d’entendre ce qui constitue une constante dans la démarche de plusieurs artistes réunionnais : l’art des plaisirs à travers l’art des mélanges, l’art des rencontres à travers le dire des mots et des notes.
Rendez-vous : le 5 décembre à la médiathèque de Saint-Benoît à 18 heures 30.
Filip Barret naît le 9 avril 1956 à La Petite Île ; lors de l’exil forcé de ses parents Gervais et Nelly, victimes de l’ordonnance Debré, il partira dès l’âge de quatre ans pour Paris et c’est là que naîtront ses premières passions musicales. À 12 ans, il étudie la guitare classique et puis, très vite, c’est le coup de foudre pour le blues, le jazz. Au lycée, il joue dans plusieurs formations et ainsi à 20 ans, entame une carrière de bassiste ; il accompagne des chanteurs, et joue dans des orchestres de danse dans les clubs et cabarets parisiens.
Il résidera à Paris durant 21 ans, mais restera toujours en contact avec la musique de La Réunion. En 1981, de retour dans l’île, il fait la connaissance du violoniste Luc Donat. Il restera quatre ans dans l’orchestre de ce musicien, avec qui il s’initie au séga.
En 1983, Filip Barret crée sa propre formation et joue ses compositions à travers lesquelles il marie les harmonies du jazz, les sonorités du rock et les rythmes du maloya. Il monte différents orchestres au sein desquels il privilégie la basse, tout en multipliant les échanges avec les musiciens de l’île : cette originalité surprend et intéresse le public. Il se produit dans les clubs et hôtels de La Réunion et participe à plusieurs festivals de jazz dans l’océan Indien. Il joue notamment avec le contrebassiste Jean-Paul Celea, et le saxophoniste espagnol Jorge Pardo avec lesquels il réalise deux albums [1].
Solandra, chœur de femmes, est un jeune ensemble vocal réunionnais spécialisé dans l’art lyrique et qui existe depuis 4 ans. Le groupe est composé de musiciennes et dirigé par Françoise Lallemand, cantatrice, pianiste et professeur de technique vocale. Depuis 4 ans, elles se produisent régulièrement à La Réunion, en présentant un répertoire classique, avec pour ambition de dépoussiérer le lyrique à travers des spectacles dynamiques, faisant appel à des mises en scène. Parallèlement, elles travaillent avec des compositeurs réunionnais à la mise en œuvre lyrique d’airs de jazz ou de chants traditionnels réunionnais…
Elles travaillent leurs voix en soliste depuis 6 ans et ont acquis une solide formation musicale. Certaines ont travaillé la direction de chœur, le piano et participé à des travaux d’enregistrements.
La tribu Trio Tambour est née en 1989 à l’initiative de Nicolas Moucazambo, de Gilbert Mariapin et de Christian Dafreville. Leur but était de promouvoir la musique réunionnaise en la sauvegardant dans ses traditions et en participant à son évolution par la recherche au cours de diverses rencontres musicales. La tribu n’a de cesse de réhabiliter la musique cafre ancestrale et en particulier le tambour. En finir par là avec le comportement de défoulement facile, réduit à l’approche exotique.
Enfin, la tribu veut faire découvrir la très grande richesse des tambours cafres (traditionnels) et montrer que celle-ci peut se transmettre, s’acquérir et se diversifier en tout lieu où elle est perçue avec amour, respect et humilité.
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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