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Jeunesse
Troisième édition des Rencontres Vacances et Loisirs dans une semaine
8 novembre 2003

La troisième édition des Rencontres réunionnaises Vacances et Loisirs, qui aura lieu dans une semaine, doit être, selon la Direction départementale de la Jeunesse et des Sports, « le temps du retour sur les activités menées au bénéfice de la jeunesse de notre île. Elle devra permettre d’évaluer nos actions, de faire le point sur la mise en œuvre des propositions formulées lors des rencontres précédentes, et d’approfondir notre réflexion pour que les actions éducatives menées à l’occasion des loisirs et des temps libres des jeunes prennent véritablement leur sens ».
L’ensemble des organisations d’éducation populaires, les collectivités territoriales, les services de l’État, les parents, la CAF, le Conseil départemental de la Jeunesse (CDJ) en seront les acteurs principaux. Mais la rencontre est aussi ouverte au grand public, le samedi 15 et le dimanche 16 novembre au centre Jacques Tessier de la Saline les Bains.
Lors des deuxièmes rencontres, il y a deux ans, 28 propositions avaient été formulées.
Le directeur de la Jeunesse et des Sports, Daniel Boilley, a présenté le travail effectué sur quelques-unes de ces idées. « Nous menons un travail sur une charte de qualité pour une labellisation des centres de loisirs, les textes représentant un minimum les structures qui font un effort particulier doivent être remarquées ». Autre proposition : l’accueil des adolescents mobilise depuis neuf mois la DDJS qui met en place « un accompagnement individualisé professionnel de ce public non captif, exigeant, difficile ». Parmi les propositions retenues figurent « le développement de projets territoriaux d’éducation populaire », « la rénovation des centres de vacances existants », sujet qui cause le désappointement du directeur car il n’a aucune demande alors que les travaux peuvent être pris en charge. Les Points d’accueil jeune voient le jour répondant à une forte demande de mini camping pour les jeunes « afin de mieux connaître leur île ». Celui de la Forêt de Bois de Couleur dans les hauts de Sainte-Marie est déjà disponible, bientôt ceux de la Plaine des Cafres et de la Plaine des Palmistes seront accessibles. « Ces Points d’accueil jeune bénéficient de la présence d’un animateur, ils sont payants, possèdent un registre, le site est aménagé aux normes et est surveillé », précise Daniel Boilley. Ces espaces de camping sont réalisés avec des professionnels qui accueillent des jeunes en chantier d’insertion.
Les Centres de vacances et les Centres de loisir sans hébergement sont surtout fréquentés en janvier ou en juillet-août. Plus de 39.000 enfants vont en centre de loisir sans hébergement, et 10.000 en centre de vacances. Soit un quart des 200.000 jeunes concernés. La DDJS et Jeunesse en plein air souhaitent que l’enfant soit acteur de ces loisirs.
Pour le président du Comité de la Jeunesse en plein air, Darmapalah Seethanen, à la base de tout se trouve un problème d’éducation : « il y a un grand nombre de gens qui n’ont pas les revenus suffisants pour envoyer leurs enfants en vacances. Les municipalités ouvrent cependant des centres aérés accessibles à tous. Dans la vie d’un enfant, il n’y a que 155 jours de classes et 210 jours hors des classes. Une semaine de vacances avec hébergement coûte environ 2.500 francs par enfant », souligne-t-il. « Que faire des enfants le reste du temps ? Faut-il les laisser devant la télé ou à jouer dans la rue ? »
« Il s’agit bien d’une prise en compte de tout ce temps non scolaire que les familles ne peuvent plus prendre en charge à cause de l’évolution de la société. C’est un problème éducatif global qui doit faire face à la disparition des valeurs sociales qui régissent l’humanité depuis son origine. Notre société moderne connaît une dislocation des liens sociaux entre voisins comme au sein de la famille. Il n’y a plus de liens », déplore-t-il. « Où sont les places d’humanisation ? La réflexion devrait être menée en amont du pouvoir ».
Et de rajouter : « si l’école insuffle une dynamique sociale, il faudrait un autre Jules Ferry qui ne s’occupe pas simplement d’instruire mais d’éduquer. Or sur le plan moral, les valeurs essentielles de respect de l’autre ne sont pas pris en compte. La nation ne considère pas que c’est de sa responsabilité de perpétuer ces valeurs ».
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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