À 20 heures sur Télé Réunion : ’Les chariots de feu’

L’événement cinématographique de la semaine

26 juin 2006

Film anglais de Hugh Hudson, musique : Vangelis. Avec : Ian Charleson (Eric Liddell), Ben Cross (Harold Abrahams), Nicholas Farrell (Aubrey Montague), Nigel Havers (lord Andrew Lindsay).

1924, deux athlètes britanniques triomphent aux Jeux Olympiques de Paris. Cette brillante victoire va plus loin que le simple exploit sportif. Le plus important dans ce triomphe, ce sont les raisons profondes qui les ont menées l’un et l’autre sur les chemins de la victoire. Harold Abrahams est juif et court pour combattre l’adversité qu’il a vécue à l’Université de Cambridge. Eric Lidell est écossais, fils d’un missionnaire en Chine, qui court pour la gloire de Dieu. Le film suit leurs vies dans les années qui les ont menées aux Jeux Olympiques.

Le film que nous propose ce soir Tempo est basé sur une histoire réelle, l’histoire de deux hommes qui pour des raisons de reconnaissance de soi vont se dépasser dans le sport, aller puiser au fond de leurs êtres les forces pour gagner. Ce film va nous montrer le sport comme on aimerait qu’il soit, le sport annonciateur de liberté, de tolérance et de respect. Au bout de la piste, pour nos deux héros, il n’y a pas de gros chèque ni de contrat publicitaire, non, rien que la course pour l’émancipation de l’homme. Non, ne cherchez pas, ce n’était pas aux derniers Jeux Olympiques que ces deux-là se sont sublimés, c’était à Paris en 1924, à l’époque où les sportifs n’étaient pas des panneaux publicitaires ni une rente pour des barbouzes recruteurs. On est bien loin des drogués du cyclisme qui répandent leurs seringues tout au long des routes des grandes classiques, on est loin des ces footballeurs multi milliardaires qui regardent avec dédain les supporters et qui ne sont même pas capables de mettre un ballon au fond d’un filet. Justement, méritent-ils seulement leurs salaires ces divas du ballon rond ! Mais revenons aux sportifs, aux vrais, ceux qui ont inspiré cette œuvre magnifique de Hugh Hudson. Tout dans ce film vous fait vous lever pour une holà bien méritée, que ce soit pour la musique qui est tout simplement magistrale, les acteurs qui sont pleins de vérité ou le bonheur de voir encore une fois que le cinéma anglais, même s’il n’est pas très abondant, est d’une excellente qualité. "Les chariots de feu" est un film qui nous donne un peu d’espoir dans l’Homme, il porte le fer dans la poitrine de la xénophobie, il embroche les tenants d’une race dite supérieure (Si, si, il en existe encore). Je n’ai pas peur de dire que ce chef d’œuvre est l’événement cinématographique de cette semaine télévisuelle et croyez-moi, cela vaut certainement plus que de crier au miracle devant des amateurs de baballe qui depuis longtemps ont oublié qui ils sont et ce qu’est le goût de l’effort pour autre chose que des milliers d’euros.

Ph. T.


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus