Culture

’L’histoire des enfants des voisins d’à côté’

Une chorégraphie de Pascal Montrouge

1er octobre 2003

Depuis la création de sa compagnie en 1997, Pascal Montrouge, chorégraphe réunionnais, pose à travers ses pièces son regard sur les comportements humains. Cette sixième création, pour tout public dès sept ans, scrute de l’intérieur la vie des enfants d’une famille... d’à côté.

Cette famille de quatre enfants est une boîte de Pandore. Dans chaque recoin de la maison, dans chaque geste de Lilou, Max, é1000 et Somewhere, la vie concentre son énergie pur jus.
Une tribu croustillante et vitaminée, qui enfile sa journée comme un jogging. Malgré l’œil curieux et inquisiteur des voisins d’à côté, invisibles mais toujours là, malgré leurs commentaires qui ponctuent la journée, ces "Tuyau-de-poil" déambulent, s’aiment, se chamaillent... du petit déjeuner au bain du soir.
Tambour battant, la dernière création de Pascal Montrouge orchestre la famille : un groupe inventé et réuni "parce qu’un jour, deux personnes se sont dit je t’aime". Le chorégraphe en donne la saveur, l’odeur et les couleurs acidulées, en saisissant à bras le corps la plus banale des journées : cornflakes, école, récré, rêves d’après-midi et chahut avant de se coucher.
Ce ne sont qu’instants juxtaposés, vite avalés comme un quatre-heures, qui se télescopent, se chevauchent et s’entremêlent pour construire des êtres dans leur logique à eux, celle que l’adulte ne peut qu’observer.
« Œuvre figurative, "L’histoire des enfants des voisins d’à côté" reconquiert le sens de l’expression "vivre en bonne intelligence" », précisent les auteurs. « Dans ce monde-là, chacun peut trouver sa place, quitte à l’arracher à la volée.
Ici, aucune sensiblerie, aucun des clichés qui habituellement affublent l’univers enfantin ou pré-adolescent, ne vient troubler l’esprit mutin et bienveillant des personnages »
.
Dans un ton proche de la comédie musicale, Pascal Montrouge fait feu de tout bois pour que l’âtre reste chaud, le foyer lumineux et l’énergie vivifiante. Le jeu de cette famille fera d’ailleurs dire à Lilou : « C’est parce qu’on est tous différents que l’on peut tout supporter ! » Morale ou maxime ?


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Témoignages - 82e année


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