À 19 heures 55 sur Télé Réunion : ’Le pianiste’

L’histoire vraie d’un pianiste polonais

8 décembre 2005

Film dramatique de Roman Polanski, d’après un livre de Wladyslaw Szpilman. Avec Adrien Brody, Thomas Kretschmann, Emilia Fox, Ed Stoppard...

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Wladyslaw Szpilman, un célèbre pianiste juif polonais, réussit à éviter la déportation. Mais il se retrouve tout de même enfermé dans le ghetto de Varsovie où, comme les autres, il va devoir survivre. Un jour, il parvient à s’échapper. Il se réfugie dans des ruines où un officier allemand, qui apprécie sa musique, l’aide à rester en vie.

Le film que nous verrons ce soir retrace l’histoire vraie d’un pianiste polonais qui a du se battre pour survivre pendant la guerre. L’idée de Roman Polanski, en adaptant pour le cinéma ce livre souvenir, n’a pas été de réaliser un film de guerre, bien au contraire. Pas de batailles ni de champs couverts de morts, tout est dans le non-dit, la guerre n’est qu’un prétexte malheureux à la rencontre de 2 hommes que tout oppose : l’un joue du piano pour continuer à vivre, l’autre veut se saouler de musique. Mais cette tragédie se joue dans un ghetto, celui de Varsovie et c’est là que tout le génie de Polanski va s’exprimer et nous faire découvrir l’immensité de l’horreur nazie.
Pour qui s’est recueilli une fois devant le colossal monument qui commémore les lieux mêmes de l’ancien ghetto, la mémoire de cette ignominie, il sait qu’à jamais le monde est marqué d’une blessure béante qui ne pourra cicatriser.
Polanski revient sur le chemin de l’histoire en traitant le chargement des Juifs dans les trains, avec comme destination les camps d’extermination. On retrouve dans cette œuvre tous les stigmates de l’occupation des nazis dans Varsovie. Polanski nous montre un monde à la fois cruel, mais prudent. Il marche à pas feutrés et nous démontre l’engrenage absurde et implacable de la haine absolue, qui prévaut dans cette ville martyre.
Après avoir vu "Le pianiste", on se demande comment l’horreur peut-elle être la conséquence de l’absurdité, l’absurde qui conduit à la guerre, la guerre qui provoque des haines et les haines qui engendrent l’innommable.

Philippe Tesseron

http://www.espaceblog.fr/teletesseron/


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