Social

L’UIR-CFDT dénonce « le développement des emplois précaires »

Vie syndicale

9 septembre 2003

Hier après-midi, Axel Zettor a donné rendez-vous à la presse dans les locaux de l’UIR-CFDT pour discuter de la situation économique et sociale de La Réunion.
Le syndicaliste a critiqué la gestion des dispositifs en faveur de l’emploi, notamment le PARE. Il a également dénoncé ce qu’il appelle « une campagne pour le développement de l’emploi précaire », regrettant que ce ne soient pas de « vrais emplois » qui sont recherchés « mais plus de CEC, de CES… ». Or, pour Axel Zettor, « ce n’est pas avec des petits boulots que nous allons développer La Réunion et offrir aux Réunionnais un vrai avenir ».
Selon lui, cette campagne de développement de l’emploi précaire est lisible « dans le phénomène qui consiste à adapter la durée des contrats aidés à celle nécessaire pour toucher les indemnisations (désormais 6 mois), alors que les CES par exemple peuvent s’étendre sur 18 mois ». Pour Axel Zettor « la réforme de l’assurance chômage a montré que les collectivités s’alignaient sur la durée minimale ». Il regrette parallèlement le retard du lancement des grands chantiers porteurs d’emplois.
Au sujet des changements des règles d’indemnisation du chômage (allongement de la durée d’entrée minimum, baisse de la durée du bénéfice de l’allocation), l’UIR-CFDT note que « la situation de l’emploi se dégrade et que par conséquent les cotisations chutent ». Le nouveau dispositif peut être renégocié et l’UIR-CFDT a déjà demandé une dérogation en ce qui concerne les saisonniers de l’industrie sucrière.

Aucune contrepartie pour l’emploi

Concernant le débat sur l’assurance maladie et le trou financier de la Sécurité sociale, repoussé d’un an par le gouvernement, l’UIR-CFDT juge que ce temps doit être consacré à la réflexion pour une réelle prise en main du dossier. L’organisation syndicale souhaite « une réforme de fond de l’assurance maladie avec l’ensemble des caisses et des professionnels de la santé », pour « des négociations à l’échelle régionale pour mieux gérer les problèmes internes comme le diabète ». Confiante en la généralisation des génériques, elle opte pour l’éducation des malades et des prescripteurs, pour aller vers une meilleure consommation des médicaments.
D’un autre côté, le syndicat ne comprend pas pourquoi « le gouvernement poursuit sa politique de baisse des impôts et d’exonération de charges patronales sans aucune contrepartie pour relancer l’activité ».
L’UIR-CFDT note également que « les besoins de santé sont encore mal couverts, notamment en ce qui concerne les soins dentaires ou optiques ». Axel Zettor a plaidé pour le maintien de l’aide à la mutualisation pour venir en aide au plus défavorisés.


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus