Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Grève à la Chambre de commerce
30 avril 2003

Ce n’est que très tardivement dans la nuit d’hier à 22 heures que l’Intersyndicale de la CCIR (CFDT-CFE/CGC-CGTR-FO-SNAPCC-SNASSIS) est ressortie bredouille de sa réunion avec les médiateurs, la Direction du Travail et le préfet. Alors que la rencontre avait débuté au cours de l’après-midi, d’autres élus de la Chambre de commerce sont intervenus pour la première fois depuis le début du conflit.
« Nous avons dû redémarrer le débat et nous avons perdu beaucoup de temps », précise Mme Locate-Akoone de la SNAPCC. « Les pièces comptables sont toujours incomplètes, car on refuse de nous livrer le grand livre comptable », rajoute-t-elle.
Pour Corine Ramoune de la CGTR, « l’employeur campe toujours sur ses positions. À travers les documents, il est visible que la CCIR connaît des difficultés financières, mais les écarts ont toujours progressé depuis ces trois dernières années par le train de vie de la direction générale », accuse-t-elle. « Alors pourquoi refuser de nous soumettre le grand livre sous prétexte qu’il contient des données nominatives, comme mon nom ? », s’indigne la déléguée CGTR.
À ce jour, le président Macé est toujours aux abonnés absents. L’ironie du sort a voulu que Théophane Narayanin, élu de la CCIR intervenant hier après-midi, demande au gréviste pourquoi ils tiennent absolument à la présence du président de la Chambre de commerce aux négociations. L’Intersyndicale a de nouveau justifié l’importance de la venue d’Alain Macé, comme principal interlocuteur.
Malgré de longues heures de pourparlers, les négociations n’aboutissent toujours pas. De sources syndicales, des élus de la CCIR n’ont cessé, au cours de la réunion, d’argumenter un agenda trop chargé et de proposer un report de discussions pour vendredi, pour cause d’audience au Tribunal de commerce aujourd’hui à 14 heures. Affaire qui demeure totalement indépendante du conflit actuel.
L’Intersyndicale pour sa part compte désobéir aux réquisitions en se présentant aux portes de la préfecture ce matin, vers 9 heures. Auparavant, les grévistes souhaitent se réunir à l’aérogare de frêt à 7 heures et pourraient éventuellement paralyser totalement l’aéroport si aucune négociation n’est fixée dans l’après-midi par la Direction générale de la CCIR.
| Ça bouge aussi en Guadeloupe |
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| Selon le quotidien "France Antilles", la CCI de Pointe-à-Pitre est entrée « en zone de turbulences ». Il écrit : « Le malaise s’amplifie à la Chambre de commerce et d’industrie de Pointe-à-Pitre. Des membres du conseil d’administration reprochent à la présidence de la chambre consulaire une certaine "opacité de fonctionnement et un manque de vision à long terme" ». Il rapporte aussi le « mécontentement » autour de la communication des rapports du commissaire aux comptes. |
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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