Social

La CFDT-INTERCO dénonce des mutations abusives et l’absence de dialogue

Fonction publique territoriale

30 septembre 2003

INTERCO est l’un des 14 syndicats de la CFDT. Implanté dans les collectivités locales et les établissements publics, il compte quelque 3.500 adhérents, beaucoup viennent des communes et du Département. Le syndicat a tenu dernièrement son congrès autour de quatre thèmes : sa structuration et son mode de fonctionnement, la décentralisation et le problème des non-titulaires, les retraites et le comité d’aide sociale.
Au sujet des non-titulaires, l’organisation syndicale attend toujours l’invitation du préfet qui avait proposé de réunir syndicats et maires autour d’une table au début d’octobre pour que cesse cette situation d’injustice.
Les responsables syndicaux rencontraient la presse hier pour faire part des différents contentieux dans les communes. Baptiste Payet évoquait les problèmes avec la Mairie de Saint-Louis dénonçant « des mutations abusives sans respect du cadre d’emploi, à répétition ». « On ne conçoit pas le dialogue social à Saint-Louis », note Jean-Pierre Rivière. Le cas d’une employée de communale de Saint-Denis, dont le maire refuse la réintégration malgré l’injonction de la justice était aussi présenté.
Le recrutement fait à l’extérieur de l’île d’un ingénieur pour la maintenance des bâtiments scolaires au Département cause l’incompréhension du syndicat, parce que plusieurs personnes à La Réunion ont été formées pour ce poste et que les ressources existent à La Réunion. INTERCO regrette un écart entre le discours sur la formation et le résultat dans les actes. Le président du Conseil général ne répond pas à l’organisation syndicale, cette absence de dialogue est encore plus difficile à gérer.
Enfin, les employés de l’Agence départementale d’insertion qui gère l’insertion sociale et professionnelle des bénéficiaires du RMI sont dans le flou le plus total quant à leur avenir. Ils ne savent pas quelles seront leurs nouvelles missions, ni quel sera leur budget, sachant que la suppression de la créance de proratisation laisse un trou de 15 millions d’euros équivalant au quart de leur budget.


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