Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Social
La précarité augmente pour les travailleurs du Bâtiment
26 septembre 2003

La situation du BTP continue de se dégrader, la construction de logements sociaux restent insuffisants et la baisse des crédits alloués à la construction ne va pas favoriser la relance, estime la CGTR-BTP.
Le secrétaire général Alain Naillet souligne « une dégradation au niveau de l’emploi. Les salariés sont en majorité des contractuels, sur 14.000 d’entre eux, 8.500 sont dans des situations précaires et ne disposent que de contrats à durée de chantier. Restent encore 25.000 inscrits à l’ANPE qui attendent du travail ». La CGTR-BTP appelle à une « vraie relance du BTP ». Selon elle, « le secteur privé grâce à la défiscalisation s’est substitué au secteur public ».
Alain Naillet dénonce « des cadences de travail trop élevées : les travailleurs précaires sont sous pression, dans le désarroi total face à la vitesse des chantiers qui fait augmenter l’insécurité et le risque d’accidents de travail ». Il demande au maître d’ouvrage de se ressaisir.
Pour remédier à la panne du secteur public et résoudre les problèmes d’utilisation des crédits et du foncier, la fédération souhaite que l’Établissement public foncier voie le jour. Les besoins en terme de constructions sont importants la Réunion compte encore 21.000 bidonvilles, 50.000 familles vivent dans des habitations surpeuplées. La croissance démographique nécessiterait 13.000 logements par an pendant 10 ans, or nous n’atteignons même pas 5.000 logements sociaux construits par an. Alain Naillet regrette que « personne ne s’attelle à un vrai projet de construction ».
Autre danger pour les travailleurs précaires : rapidement licenciés, ils ne répondent pas aux exigences du PARE (6 mois activité dans les 12 derniers mois) pour avoir droit aux indemnisations. État de fait que la fédération du Bâtiment dénonce.
| An plis ke sa |
| Route des Tamarins : Démarrer un plan de formation
Les chantiers de la route des Tamarins sont attendus par l’organisation syndicale qui affiche, selon les prévisions, l’embauche de 2.500 emplois (maçons, soudeurs, constructeurs d’engins, conducteurs de travaux, chef d’équipes). Ce grand chantier comptant 110 ouvrages d’arts, la CGTR-BTP ne comprend pas « qu’aucun véritable plan de formation n’ait démarré concrètement ». Elle veut s’assurer que « les travailleurs disposeront d’un contrat à temps plein, avec un vrai salaire respectant la grille du BTP » notant au passage que « dans certaines entreprises l’accord des 35 heures payées 39 n’est déjà pas respecté ». « Que la formation démarre rapidement », c’est l’exigence d’Alain Naillet, qui veut que « ne soient pas négligés les moyens financiers et humains concernant la sécurité ». La révision de la convention collective départementale du BTP, commencé en novembre 2002 a aussi été évoquée hier en conférence de presse. Celle-ci date de 1971 et n’est plus adéquate. L’organisation syndicale indique qu’elle parvient à négocier, même si des problèmes se présentent, notamment au sujet de l’article 37 qui concerne la prime de panier transport et trajet pour les ouvriers contractuels. Dans un communiqué diffusé hier, la CGTR appelait à la grève à l’usine du Gol lundi prochain. Elle rappelait « que depuis le début de l’année », elle a « demandé à la direction de trouver une solution en interne pour les 280 saisonniers en situation précaire, afin que les saisonniers puissent avoir leurs quotas d’heures pour bénéficier de l’ASSEDIC en 2004 ». Mais, précisaient les syndicalistes, à ce jour, « aucune solution n’a été trouvée ». « Alors que la moitié de la campagne est entamée, nous ne pouvons plus rester les bras croisés face à cette situation. Aussi, le lundi 29 septembre 2003, nous nous mettrons en grève illimitée », concluait le communiqué. Quant à la direction de la Sucrière de La Réunion, elle indiquait qu’elle « avait étudié différentes solutions et souhaitait les faire confirmer par l’ASSEDIC et la Direction départementale du travail ». Elle précisait que « compte tenu de la très longue campagne sucrière 2003, les employés saisonniers effectueront au moins 981 heures de travail durant leur contrat et pourront bénéficier des indemnités ASSEDIC ». Hier après-midi, syndicats et direction se sont réunis avec le directeur adjoint du Travail. Un protocole de non-conflit a été signé « compte tenu des dispositions prises et de l’assurance donnée aux saisonniers pour l’inter-campagne 2004 », affirme la direction. Les signataires du protocole sont la CGTR, la CFDT, la CGC, FO et la CFTC. |
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
In kozman pou la rout
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