L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Samedi à 20 heures 20 sur TPS STAR Parabole Réunion
20 mai 2006

Un film de François Dupeyron avec Eric Caravaca, Isabelle Renauld, André Dussollier, Denis Podalydès...
Au début du mois d’août 1914, Adrien, un jeune et séduisant lieutenant, part en reconnaissance à cheval. Un obus éclate et lui arrache le bas du visage.
La guerre, c’est à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce qu’il la passe, dans la chambre des officiers. Une pièce à part réservée aux gradés atrocement défigurés par leurs blessures. Un antre de la douleur où chacun se voit dans le regard de l’autre. Cinq ans entre parenthèses à nouer des amitiés irréductibles avec ses compagnons d’infortune. Cinq ans de ’reconstruction’ pour se préparer à l’avenir, à la vie.
Faire un film sur la guerre sans aucune scène de guerre à part l’obus qui éclate à la face d’Adrien, il fallait oser. Faire transparaître les horreurs de la guerre sans guerre et presque sans hémoglobine, c’était encore plus fort. Bien que le pari semblât impossible, François Dupeyron y est parvenu avec brio. Tout porte à croire que la vue de champs de batailles avec des cadavres et du sang répandu avec ostentation ne peut que donner l’image apocalyptique que sont les guerres. Le cinéma qui est une subtile vitrine pour dénoncer les travers barbares des hommes ne s’est pas privé au cours de son histoire, à coup de grandes batailles sanglantes à souhait, de nous délivrer ce message certes simpliste, (mais ô combien vrai).
"La guerre est une belle connerie". François Dupeyron, avec une histoire cousue main, des dialogues pesés et choisis, des regards qui vous glacent et une mise en image somptueuse, nous délivre un message où la souffrance transparaît dans chaque silence, dans chaque regard. Toute l’atrocité de cette guerre dont le regretté Georges Brassens disait : "Qu’elle était longue et massacrante", toute cette inutile boucherie que fut la guerre de 14/18 se retrouve dans cette magistrale œuvre, car qu’importent les raisons et l’aboutissement de cette folie, ce que nous verrons en face, sur notre écran, ce sont les souffrances et les malheurs qui sont les résultantes de 2 camps qui s’affrontent le plus souvent pour de simples broutilles.
"La chambre des officiers" est une réflexion sur la guerre et ses horreurs, et malgré tout, c’est un film empreint d’une surprenante beauté qui magnifie les rapports humains.
L’horreur est parfois supplantée par le désir d’amour qu’ont les humains lorsque enfin posés, ils se rendent compte de l’étendue des drames qu’ils provoquent par leur bêtise. Si je ne vous parle pas de la formidable interprétation de cette histoire par des comédiens remarquables, c’est qu’ils sont devenus le film.
Ph. T.
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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