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8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Aménagement et Éducation
Après l’inauguration du premier lycée Haute qualité environnementale
22 août 2003

L’inauguration à Saint-André du premier lycée Haute qualité environnementale à La Réunion concrétise une nouvelle étape pour les jeunes Réunionnais : l’arrivée d’applications concrètes du développement durable sur un de leurs lieux de vie. Avec la transformation à terme de tous les lycées selon le label HQE, c’est toute la jeunesse de notre pays qui sera davantage sensibilisée aux enjeux d’un nouveau mode de développement de notre pays. C’est un atout si l’on se place dans la perspective du million d’habitants, avec quasiment autant de logements à construire en 20 ans qu’il en existe actuellement.
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L’inauguration du lycée de Saint-André 3 mercredi dernier représente bien davantage pour toute La Réunion que la mise en fonction d’un nouvel établissement scolaire.
Tout d’abord, sur un plan général, cette réalisation répond à un défi : celui de la démographie. Avec la perspective du million d’habitants, la population scolarisée reste en constante augmentation chaque année.
Depuis qu’elle a compétence dans la construction des lycées, la Région Réunion a su accompagner cette croissance afin de garantir au plus grand nombre l’accès au savoir dans les meilleures conditions. Les chiffres sont éloquents : 14 lycées existants en 1983, il y a vingt ans ; 42 aujourd’hui, c’est à dire trois fois plus ; soit 28 établissements construits en deux décennies.
Le rêve réunionnais
Ce mouvement démographique est amené à se prolonger. En effet, La Réunion verra sa population augmenter de 300.000 personnes dans les vingt prochaines années, car elle n’a pas encore terminé sa transition démographique.
La politique de construction d’équipements scolaires, menée entre autres par la Région, traduit donc un choix de développement : donner la possibilité à notre jeunesse de faire de La Réunion un pôle d’excellence qui participera au co-développement de tout l’océan Indien.
Cela accompagne une transformation fondamentale de La Réunion : le passage d’une société de monoculture, dominée par la relation métropole-colonie et l’illettrisme, dépendante des variations d’un marché éloigné de milliers de kilomètres, à une société du savoir, ouverte sur le monde et productrice de connaissances qui peuvent profiter aux peuples voisins dans un esprit de co-développement, et cela en quelques décennies seulement. Cela ne fait-il pas partie du rêve réunionnais ?
Retourner les contraintes
Pour revenir au lycée de Saint-André 3, inauguré mercredi, on relève des caractéristiques particulières qui peuvent nous aider à imaginer La Réunion de demain. Le label Haute qualité environnementale (HQE) auquel il répond a pour but de concilier le bien-être des utilisateurs de l’établissement, la protection de son environnement et la valorisation de plusieurs énergies renouvelables.
Avec ce label, la construction du nouveau lycée a intégré dès le départ les contraintes climatiques de la micro-région Est de notre île. Ces dernières peuvent être perçues comme des handicaps si on se contente de reproduire un bâtiment conçu pour le climat européen. Mais en adaptant l’architecture de ce nouveau lycée aux réalités réunionnaises, le vent, l’ensoleillement et les fortes pluies deviennent des matières premières qui permettront d’améliorer le confort de tous ceux qui seront amenés à vivre dans cet établissement.
C’et ainsi que la force du vent maîtrisée améliorera la ventilation l’été, le soleil produira de l’électricité en abondance, alors que l’eau des fortes pluies sera utilisée dans les sanitaires au lieu de ruisseler sur les toits pour finalement aboutir dans la mer, ce qui soulagera d’autant la pression sur une ressource précieuse et limitée, même dans l’Est : l’eau potable.
Un concept à concrétiser et à réunionniser
Adapté à notre île, le label HQE est une réalisation concrète du développement durable. Or il est à souligner que lors de l’inauguration, tous les intervenants présents ont vanté ce concept. Il semble donc que chacun arrive à définir des positions convergentes sur un point : la nécessité de s’appuyer sur les atouts de notre environnement pour construire quelque chose de durable.
Cela peut aujourd’hui paraître une évidence, mais c’est le résultat d’une longue bataille pour montrer aux décideurs réunionnais et parisiens qu’il convient de changer de mode de développement. Arriver peu à peu à un tel consensus est une avancée considérable, car chacun connaît les conséquences de plusieurs réalisations routières ou architecturales construites au mépris des réalités de notre pays. Et chacun en paie aujourd’hui le prix, pour de longues années encore.
Il est donc important d’élargir et de renforcer ce consensus réunionais à propos d’autres questions fondamentales comme l’emploi, le logement, les déplacements, l’énergie… Et de donner un contenu concret, réunionnais, au concept de développement durable, comme le rappelait Paul Vergès mercredi soir sur Télé-Réunion.
Répondre au défi énergétique
Ainsi, il est d’ores et déjà prévu que tous les lycées qui sortiront de terre répondront au label Haute qualité environnementale, alors que ceux qui existent déjà seront rénovés selon la norme HQE.
Ainsi, à terme, notre pays sera équipé de dizaines d’établissements qui seront non seulement des lieux d’apprentissage, mais également des centres de production d’électricité. Ils contribueront à un autre défi qui nous attend dans les vingt prochaines années : celui de faire de La Réunion une île capable de produire l’électricité dont elle a besoin, à partir des énergies renouvelables présentes en abondance dans notre île.
Éducation au développement durable
Enfin, lieu d’enseignement, le lycée de Saint-André 3 sera la première école de cette importance où les jeunes Réunionnais pourront toucher la réalité du développement durable. Pendant plusieurs années, ils passeront une grande partie de leur vie dans un bâtiment intégré à son environnement, où les énergies renouvelables seront essentielles à son fonctionnement. Ils pourront vérifier de leurs yeux que le développement durable n’est pas qu’un vague concept. Ils constateront que le développement durable, cela marche aussi bien que ce qu’ils ont connu jusqu’à présent.
En effet, pour beaucoup, la production d’électricité à partir de l’énergie solaire est une inconnue. Jusqu’à présent, les jeunes ne pouvaient découvrir cette technologie uniquement en visitant quelques sites pilotes. Dorénavant, ils vivront quotidiennement et pendant plusieurs années au milieu des énergies renouvelables.
Étant donné que des établissements du type de celui de Saint-André 3 sont amenés à se multiplier dans notre île, c’est toute notre jeunesse qui passera la plus grande partie de son temps dans un lieu d’éducation au développement durable.
Adapter l’habitat aux réalités réunionnaises
Si on ne peut pas encore mesurer la portée d’un tel changement, on peut penser que lorsqu’ils arriveront à l’âge adulte, ces jeunes comprendront l’intérêt des énergies renouvelables dans leur futur logement. Si l’on sait que la population de notre pays va augmenter de 300.000 personnes en une vingtaine d’années et que, dans le même temps, il faudra construire quasiment autant de logements qu’il en existe actuellement, on voit tout de suite l’intérêt pour notre pays d’une jeunesse qui a grandi dans un lieu d’éducation au développement durable.
En effet, si l’on veut répondre au droit au logement de tous les Réunionnais présents et à venir tout en préservant un environnement de qualité pour les générations futures, il faudra tenir compte du développement durable dans la réalisation de l’habitat de l’avenir. Il est important que ceux qui habiteront dans les nouveaux logements connaissent les enjeux du développement durable dans ce domaine. Il est essentiel qu’ils puissent vérifier quotidiennement l’intérêt d’adapter l’habitat aux réalités réunionnaises. C’est un atout pour l’avenir de La Réunion.
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
In kozman pou la rout
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