« De la vision politique à l’action publique : comment la pensée de Paul Vergès sur le changement climatique s’est traduite concrètement dans les politiques d’aménagement et de développement de La Réunion »
29 août, parPaul Vergès : 2016-2026
Rentrée scolaire
Inquiétudes syndicales
25 août 2003

Le 30 juin 2003, ce sont 619 Emplois Jeunes de l’Education Nationale qui se sont retrouvés au chômage, arrivés au bout du contrat de cinq ans passé avec le Rectorat de La Réunion. Ces jeunes ont su prouver leur utilité dans le système scolaire, et c’est maintenant un grand nombre d’écoles, de collèges et de lycées qui auront du mal à fonctionner correctement sans eux.
Dès le départ, la FSU n’a jamais été favorable à la création de ces emplois précaires et mettait en garde contre les risques pour l’avenir des jeunes. La pression sociale doit cependant être reconnue, et il s’agissait bien là de répondre à la situation préoccupante de l’emploi, en particulier à La Réunion où l’utilité sociale des Emplois Jeunes ne peut être remise en question.
2.000 Aides Educateurs ont été recrutés dans l’Académie.
C’est ainsi que notre travail militant s’est principalement axé sur le besoin de formations qualifiantes pour les Aides Educateurs. Les syndicats de la FSU se sont battus et ont obtenu du Ministère des dispositions facilitant la poursuite d’études et l’accès aux stages souhaités par les jeunes. Plus de 600 d’entre eux ont ainsi pu sortir positivement du dispositif. Ils sont par contre très nombreux à se voir refuser des formations, faute de moyens financiers, et les efforts faits sont insuffisants. Aujourd’hui, l’administration et le gouvernement n’ont pas de véritable solution à proposer aux jeunes.
La seule proposition faite aux Educateurs en fin de contrat consiste à leur donner un formulaire de demande d’emploi d’Assistant d’Education à 23 heures par semaine pour 1.189 euros par mois ou à 14 heures par semaine pour 724 euros par mois. Les contrats seront de 3 ans, renouvelables une fois.
416 équivalents temps pleins sont ouverts à la rentrée, ce qui devrait selon le rectorat permettre environ 450 embauches, en dehors des 75 postes de maîtres d’internat - surveillants d’externat (MI-SE) (130 emplois environ) supprimés à la rentrée 2003. Rappelons que la FSU dénonçait déjà 107 postes de MI-SE manquant à la rentrée 2002.
D’abord, nous rappelons notre opposition totale à cette substitution des emplois d’étudiants-surveillants à ceux d’Assistants d’Education. La mise en place de ce nouveau statut est une dégradation inacceptable des conditions de travail et d’accès à un travail pour les étudiants issus de milieux défavorisés et souhaitant poursuivre leurs études. Le Rectorat met d’ailleurs en garde les jeunes sur le fait d’assumer à la fois l’activité d’assistant et celle d’étudiant.
Ensuite, nous dénonçons la mise en place de ces nouveaux emplois précaires et nous invitons tous les collègues siégeant en Conseil d’Administration à s’opposer à tout recrutement dans leur établissement. Nous demandons le recrutement de MI-SE lorsque les conditions d’embauches leur correspondent.
Enfin, s’agissant des Aides Educateurs, d’autres orientations doivent être prises. L’État doit reconnaître leurs missions et identifier de façon précise les nouveaux métiers émergeant et créer des postes statutaires d’Etat pour pérenniser ces services (assistance aux nouvelles technologies, aide documentaliste, aide à l’animation éducative…). L’accompagnement financier des formations doit être généralisé en accord avec les projets personnels des Aides Educateurs.
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