Agriculture

La Ferme semencière de Jean-Bernard Grondin

Inauguration à la société Semences de l’océan Indien (SEM.O.I.)

12 novembre 2003

La fin de l’année approche. Et le 31 décembre prochain s’achèvera l’Année européenne des handicapés. S’il est encore un peu tôt pour tirer un bilan, on peut néanmoins dresser un constat en mettant en parallèle la vie des parents, bénévoles et professionnels qui accompagnent les handicapés, et le rapport d’Yvan Lachaud, député UMP du Gard, qui a été remis récemment au gouvernement. Un rapport globalement décevant, se contentant de déclarations de bonnes intentions.
Pour essayer de comprendre la réalité de ceux qui vivent au quotidien auprès des handicapés, reportons-nous au 26 octobre dernier. Ce jour-là, au Tampon, à l’invitation de l’ADAPEI, association parentale s’occupant d’enfants handicapés mentaux, plus de 850 personnes étaient présentes pour exprimer leurs revendications.

La semaine dernière, la société Semences de l’océan Indien (SEM.O.I.) a inauguré au chemin Bœuf Mort de La Possession sa Ferme semencière. Cette création est l’aboutissement de plus de 30 ans de production de semences par l’entreprise de Jean-Bernard Grondin, qui est depuis les années 60 la seule à La Réunion à produire des semences "péi". Elle est même créatrice d’une variété d’oignon (Véronique), résultat d’un long travail de sélection.
Le projet de Ferme semencière de Jean-Bernard Grondin répond aujourd’hui à la nécessité de moderniser son outil de travail et de structurer le marché des semences locales, actuellement en plein essor. Il permettra de prendre mieux en compte les besoins du marché et d’offrir un produit de qualité, conforme à la réglementation européenne.
Tout comme en France, cette ferme semencière basera son activité sur la production et la commercialisation des semences certifiées. Cela nécessitera des investissements, la définition d’un budget de fonctionnement de la structure, la mise en place d’un projet parallèle pour l’organisation réglementaire de cette production et d’un réseau de partenariat, déjà instauré avec la Chambre d’agriculture, l’ARMEFLHOR et le CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique de développement).
La Ferme semencière mènera différentes expérimentations nécessaires pour le développement de la filière, par l’amélioration de la qualité des semences et par la création de nouvelles variétés. Des projets concernant le maïs et l’oignon ont déjà été lancés et devraient aboutir à moyen terme (5 ans).
Dès les premières années d’activité, la ferme devra être en mesure d’augmenter sa capacité de production afin de répondre aux besoins du marché réunionnais. Dans un premier temps, cette production concernera la gamme actuelle (oignon, maïs, haricot), mais dans un second temps, et grâce au réseau de partenariat mis en place, elle pourra élargir sa gamme et fournir des semences de nouvelles variétés et espèces.
La ferme devrait à terme produire au moins 10 tonnes de semences de maïs, 15 tonnes de semences de haricot et 1 tonne de semences d’oignon pour approvisionner le marché réunionnais.


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus