L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
À 21 heures 40 sur Tempo : ’Légende’
9 novembre 2005

Star parmi les stars, le nom de Michel Audiard s’affiche en grand sur les affiches des films, à côté de ceux des célébrissimes acteurs et des grands réalisateurs avec lesquels il travaillait. La ’griffe Audiard’, on la reconnaît à l’oreille : du sur-mesure pour la bouche de Gabin, de Blier, de Ventura ou de Girardot. Belle réussite pour Paul Michel Audiard, né en 1920 de père inconnu, élevé par des oncles et tantes dans le XIVe arrondissement, dont il hérite de la gouaille populaire et poétique. Muni d’un certificat d’études, passionné, très jeune, de littérature, de cinéma et de bicyclette, il est tour à tour coureur cycliste, soudeur à l’arc, livreur de journaux et journaliste. Et dans les années cinquante, autodidacte brillant, il débute une carrière de dialoguiste... Il écrit notamment pour Gilles Grangier (Le cave se rebiffe), Henri Verneuil (Un singe en hiver), Georges Lautner (les Tontons flingueurs), Claude Miller (Garde à vue). Il a lui-même réalisé neuf films, écrit dix livres, dont un roman en partie autobiographique. Cynique, misanthrope et révolté de nature, la mort de son fils François l’assombrira d’autant.
Ce soir, Tempo va nous faire passer un bon moment en compagnie du plus grand dialoguiste populaire que la terre ait porté, Michel Audiard. Mais qui peut mieux parler Audiard que lui-même ? Alors voilà une réplique du film "Faut pas Prendre les Enfants du Bon Dieu pour des Canards Sauvages" qui cerne réellement le personnage : "C’est pas inhumain d’entendre ça ! Mais qu’est-ce que tu veux que je fasse avec cinq cents briques, hein ! Surtout d’nos jours... Le SMIC est en plein chancelique, la TVA nous suce le sang, la Bourse se fait la malle... J’ai calculé, j’en aurais à peine pour cinq piges... J’aurais cinquante berges... Tu voudrais tout d’même pas que j’retourne au charbon à c’t âge-là, non ? Tu serais pas vache avec les vieux, des fois ?". Un chanteur célèbre pour illustrer un texte a dit : "C’est beau comme du Audiard", je pense que c’est plus que cela, pour ce qui me concerne je pose ma tête entre les mains et j’écoute le chant du TITI parisien, c’est cela les dialogues d’Audiard !
Philippe Tesseron
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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