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4 juin, parNos peines
Mobilité-formation
Après l’intervention de la Région auprès du gouvernement, Brigitte Girardin confirme
4 avril 2003

Mais des questions restent en suspens sur les procédures de mise en œuvre
Le 21 mars dernier, le président du Conseil régional, Paul Vergès, avait alerté les élus de la collectivité territoriale sur le problème posé par la baisse des crédits d’État à l’ANT, qui participe avec la Région au financement de stages de formation de quelque 600 jeunes réunionnais en France et dans d’autres pays. Devant la remise en cause de ces stages, les conseillers régionaux, réunis en Commission permanente, ont voté à l’unanimité une motion demandant à l’État « de trouver une solution rapide pour permettre à ces jeunes de poursuivre leur formation à l’extérieur de La Réunion ».
En début de semaine dernière, Paul Vergès avait adressé le texte de la motion au ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche. « Personne ne comprendrait que la pérennité de ces dispositifs dédiés aux jeunes soit remise en cause cette année par la diminution de la participation de l’État, et que 600 jeunes soient ainsi pénalisés au moment où précisément la mobilité et la formation sont reconnues par l’ensemble des acteurs comme des priorités et qu’est mis en place le passeport mobilité », soulignait notamment le président de la Région dans ce courrier, en interpellant le gouvernement sur les mesures qu’il compte prendre pour permettre aux jeunes d’effectuer leurs stages prévus pour le mois d’avril.
Une réponse est venue mercredi dernier de la rue Oudinot à Paris, où la ministre de l’Outre-mer a tenu hier un point presse. Mme Girardin a d’abord fait allusion aux informations parues à ce sujet dans les médias et elle a parlé d’une « incompréhension » au sujet des passeports-mobilité. « L’ANT va être restructurée pour se recentrer sur ses missions », a-t-elle ajouté.
Revenant sur l’éventualité que la baisse des crédits d’État affecte la mobilité des jeunes, la ministre a répondu qu’il est « hors de question » que les jeunes subissent dans leur mobilité les contrecoups de la diminution de 7% du budget de l’ANT.
Des questions
Cherchant « à rassurer tout le monde », la ministre de l’Outre-mer a confirmé que la mobilité-formation des jeunes Réunionnais serait financée par l’État.
Toutefois, des questions restent posées sur les procédures :
1) Le passeport-mobilité est-il légalement utilisable pour la mobilité des lycéens et des étudiants en BTS ? Le ministère a annoncé un amendement destiné à réviser la procédure, de façon à confier la gestion des dossiers de mobilité à chaque CROUS du Département d’outre-Mer d’origine. Cette nouvelle procédure viendrait en remplacement du système actuel qui, en confiant la gestion des dossiers de mobilité aux CROUS d’arrivée, diluent sur le territoire français la présence des lycéens et étudiants originaires des DOM et ne facilite pas le suivi des problèmes.
2) Une autre question reste pendante, en ce qui concerne les aides versées au titre du passeport-mobilité : sont-elles équivalentes aux aides prévues dans le dispositif de mobilité des lycéens ?
3) La ministre n’a pas dit non plus avant-hier si la prise en charge par l’État se ferait sous forme d’avance ou de remboursement. Depuis cette année, il est demandé aux étudiants de faire l’avance du prix du billet d’avion, ce qui a posé d’importants problèmes aux familles.
| Suite à la mobilisation en faveur des 600 étudiants et lycéens : une solution envisagée par le Ministère de l’Outre-mer |
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| La réaction du Conseil régional |
| La Région Réunion a publié hier soir le communiqué suivant : « Dans le prolongement de la réunion de la Commission permanente du 21 mars 2003, le président du Conseil régional avait saisi les ministères concernés et alerté l’opinion réunionnaise sur la gravité du problème auquel se trouvent confrontés les 600 jeunes et sur l’urgence d’une solution. En effet, ces étudiants et lycéens doivent poursuivre leur formation par des stages à l’extérieur de l’île ; or, la diminution de la dotation de l’État au budget ANT remet en cause le dispositif par ailleurs co-financé par la Région et le Rectorat. Suite à la mobilisation de ces derniers jours, la Ministre de l’Outre-Mer a indiqué ce jour à la presse à Paris qu’une solution serait envisagée. Il convient maintenant d’être attentif quant à sa mise en œuvre : la totalité des 600 jeunes doit pouvoir être assurée de la prise en charge de leur voyage. Tout en demeurant vigilant, le Conseil Régional se félicite qu’une solution soit envisagée pour les 600 jeunes Réunionnais. Ce premier résultat démontre que la mobilisation est utile et nécessaire pour que l’État assume pleinement ses responsabilités en matière de continuité territoriale ». |
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