Voici la présentation qu’en fait son éditeur :
« Il se joue entre le juge et le journaliste un jeu de poker-menteur, un jeu qui fonctionne selon des règles tacites, élaborées en parallèle des textes législatifs, qui fixent une ligne jaune que le journaliste se doit de ne pas franchir. Au-delà de cette ligne, il sera sanctionné.
C’est le tracé de cette ligne jaune, tirée des textes et de la pratique, que l’ouvrage étudie : cette ligne est tracée en fonction de textes qui, nous le verrons, ne sont pas appliqués, et de pratiques qui se doivent de respecter un certain cadre, à se demander si une sorte de coutume ne s’est pas instaurée, éloignée de la lettre des textes.
L’ouvrage étudie ce cadre lorsqu’il est porté atteinte aux droits personnels des personnes impliquées dans une procédure ainsi que la question des atteintes portées à la procédure, au système judiciaire dans son ensemble lorsque est violé le caractère confidentiel de l’instruction avec cette idée selon l’auteur que cette situation bancale n’est que le reflet de la procédure : on ne peut demander à la presse d’être plus vertueuse que le système qu’elle décrit. (...)
Comment évoluent les rapports, souvent ambigus, entre juges et journalistes quand la publication d’une information, sous couvert de “devoir d’informer”, porte atteinte aux droits individuels des inculpés ? Des restrictions à la liberté absolue de publier existent déjà : le respect de la présomption d’innocence, le “floutage” du visage de certains prévenus, l’interdiction de montrer une personne menottée ou de publier des sondages sur son éventuelle culpabilité (aux Etats-Unis, en revanche, les sondages servent parfois à justifier le déplacement d’un procès quand les conditions de sérénité ne seraient pas garanties dans un endroit précis). Faut-il aller au-delà, ou en deçà ? (...) ».
Un ancien journaliste d’un des deux journaux qui ont relaté en long et en large le fait-divers sur la secte et l’arrestation de ses membres, a été particulièrement troublé par le traitement de cet événement : « Le fait de voir photographié et même filmé ces gens-là, menottes aux poignets, jusqu’à assister à leur interrogatoire, avec la complaisance des policiers, - alors que c’est interdit par la loi -, jusqu’à cette foule en furie appelant au lynchage, montre qu’une ligne rouge vient d’être franchie. La course au sensationnel a un prix. Malheureusement, la note risque d’être salée pour notre société, si on continue comme ça ».
L’Intérimaire
17 août, par Manuel Marchal
Rentrée scolaire à La Réunion : les communes avancent en ordre dispersé face à la baisse de l’argent de la France pour les PEC
17 out, sanm Justin
Mézami shak ané, kan i ariv pou koup kann — é kan néna késhoz pou koupé — néna demoune apré s’plègn pars issi La Rényon néna pi d’koupèr d’kann é (…)
17 out, sanm Justin
In kozman pou la rout
17 août, par Manuel Marchal
180 litres d’eau par jour et par personne, plus de 30 % de fuite dans les canalisations : droit dans le mur
17 août
Des administrations françaises cibles de plusieurs cyberattaques dans notre région
17 août
Journée internationale de la jeunesse sous le signe de la révolution technologoque
28 juillet, par Manuel Marchal
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
6 août, par Manuel Marchal
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
25 juillet, par Manuel Marchal
Combattre les causes du chômage de masse
4 août, par Manuel Marchal
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
28 juillet, par Manuel Marchal
Accélération de la crise du système néocolonial
31 juillet
Lutte des Chagossiens