Culture et économie

La Réunion prise d’assaut...

Carrefour des métiers de bouche en France

19 novembre 2003

Samedi et dimanche, la centaine de jeunes Réunionnais et leur encadrement présents au 7ème Carrefour des métiers de bouche à Niort ont eu à faire face à un déferlement de visiteurs. Défi relevé. Les jeunes ont été à la hauteur et ont su représenter dignement La Réunion, son économie et ses richesses gastronomiques.

Paul Vergès, président de la Région Réunion, a bien raison de souligner que la présence de La Réunion au Carrefour des métiers de bouche à Niort dans les Deux-Sèvres (Ouest de la France) est « une démonstration de cohérence ». Une variante du « jouons groupés » de Maurice Cérisola, président de l’Association pour le développement industriel de La Réunion (ADIR). Ce que confirme Fernand Payet, représentant de la Maison de la montagne, qui met en évidence la réussite de cette initiative, grâce à une forte volonté politique et une intense collaboration des organismes, institutions et associations intéressées.
Cela n’a sans doute ni été facile, ni évident de mettre ensemble des organismes, institutions et associations très différents [1].
Incontestablement, cela a payé. Les stands de La Réunion (1.700 mètres carrés au total) ont été littéralement pris d’assaut samedi et dimanche par des milliers de visiteurs. À tel point que les organisateurs affirment que le chiffre de 40.000 visiteurs, celui de l’année dernière en cinq jours, a été atteint en deux jours seulement. Il est vrai aussi que chacun des participants réunionnais a joué la carte de la qualité. L’association Goutanou avec sa présentation, démonstration et dégustation de plats typiques comme les achards de poisson à la mangue verte ou le "zandouy baba figue", rougail morue fleur d’oignon ; l’ITAR (International trade association of Reunion) et son exposition-vente - 400 kilos de produits réunionnais ; Rhum-Réunion, qui alternait dégustation et vente de rhum sous diverses formes ; le C.F.A. (Centre de formation des apprentis) de Sainte-Clotilde avec ses sections pâtisseries (bonbon coco, soufflé de patates douces sur un biscuit de dakatine aromatisé au rhum et terminé par une craquelure de pistache, quatre-quarts au combava et au curcuma, sucette au letchi ou à la vanille...) et charcuterie (fromage de tête, boudin - excellent, "dwa d’pyé té i ékart" !, note du rédacteur-goûteur -, saucisses combava...).

Un vrai défi

Là se trouvaient aussi les Cilaosiens, assaillis de questions ; les responsables du tourisme distribuant à tour de bras brochures et autres incitations au voyage ; et ne parlons pas des barquettes de fruits qui s’arrachaient au stand des fruits de La Réunion, ni des repas gastronomiques du Centhor - ah ! le filet de légine au combava ! - sans oublier le café créole servi au stand du tourisme... et puis encore le groupe Couleur café qui a mis une ambiance de feu.
Mais le challenge est rude à relever. Le déficit d’image de La Réunion est grand. À l’image de cette brave dame qui achetait un kilo d’haricots rouges avec une tablette de chocolat Mascarin et qui, à notre question : « connaissez-vous La Réunion ? » répondait, l’air entendu, qu’elle connaissait bien les Antilles…
Tous ces jeunes sur les stands de dégustation comme au restaurant ont relevé le défi comme le souhaitait le président de la Région qui affirmait, lors d’un point de presse sur le stand de La Réunion, que les responsables de cette initiative avaient voulu montrer que les jeunes Réunionnais étaient capables de relever le défi de représenter La Réunion dans une manifestation - prestigieuse, il faut le dire, mais aussi très importante économiquement - comme celle du Carrefour des métiers de bouche.


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