Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Social
Grève au GIHP
27 août 2003

Le personnel permanent du Groupement pour l’Insertion des personnes Handicapées Physiques (GIHP) est depuis lundi en grève à plus de 70% devant le siège du Groupement, 84 rue de la République à Saint-Denis. La grève a été décidée pour faire aboutir une série de revendications, exposées lundi, dont la première est la réintégration du directeur, licencié par le Conseil d’administration.
Lundi soir, le Conseil d’administration, convoqué pour examiner la situation créée par l’appel à la grève n’a pu se réunir, faute de quorum. Ceci a fait dire au délégué syndical CGTR, Jean-Claude Poudroux, qu’« il y a quorum pour licencier, mais pas pour négocier ».
Les grévistes disent avoir constaté une tendance des responsables du GIHP à faire entrave au droit de grève en demandant à des employés sur contrats précaires (CES, CIA) de faire à la place des grévistes les circuits que les permanents n’assurent plus depuis lundi. Les grévistes annoncent leur intention de saisir ce mercredi la direction du Travail et la Préfecture. Aujourd’hui encore, ils espèrent pouvoir rencontrer la présidente du Conseil d’administration, Mme Bernadette Vienne, et ceux des administrateurs qui voudront bien être présents.
Grève de la faim devant la Préfecture
William Lépinay, 52 ans, surveillant de prison depuis vingt-trois ans, en poste à la maison d’arrêt de Saint-Pierre, a entamé lundi une grève de la faim pour « sensibiliser les autorités [aux] injustices commises à [son] encontre dans l’indifférence totale des responsables des autorités administratives pénitentiaires » écrit-il dans sa lettre du 25 août au Procureur de la République (voir "Témoignages" du 26 août).
Les problèmes du surveillant sont nés d’un différend qu’il a eu en avril dernier avec le chef de la Maison d’Arrêt de Saint-Pierre. Une procédure au pénal a eu cours, finalement annulée pour vice de forme. « Depuis le 10 juillet - résume William Lépinay - il n’y a plus de charge contre moi ; la partie adverse a fait appel mais l’appel n’étant pas suspensif, je devrais être réintégré à mon poste ». En fait, une lenteur de procédure a maintenu la suspension de 75% de ses revenus depuis le mois dernier.
Le surveillant ne peut plus faire face à ses charges et, pour aggraver le tout, la demande de mutation de son épouse, employée aux services administratif du commissariat central de Saint-Denis, rue Malartic « n’a pas été traitée selon la circulaire de 2001 » lui conférant « un classement prioritaire » selon lui.
Excédé par ce qu’il considère être des discriminations et des vexations sans fondement, le surveillant de prison s’est résolu à une solution ultime : la grève de la faim, lui qui ne cessait de dissuader les prévenus ou condamnés d’y avoir recours eux-mêmes…
Il est entouré de sa famille - son épouse et ses vieux parents - et a reçu hier la visite de quelques collègues de Saint-Denis et du Port.
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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