Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Social
La rentrée de la CGTR Santé mentale
2 septembre 2003

La CGTR-Santé mentale a fait hier, dans une conférence de presse, le point sur les conditions de travail dans le secteur hospitalier en général et de la santé mentale en particulier, et sur les conséquences de la politique gouvernementale dans ce secteur. Dans sept semaines, le 21 octobre, auront lieu les élections paritaires de la fonction publique hospitalière, « un test grandeur nature » estime la CGTR, après les mouvements sociaux de ces derniers mois.
Dans le secteur de la Santé mentale, la CGTR estime que le personnel, qui travaille en permanence en sous-effectif, aggravé depuis le passage aux 35 heures, se voit dans les faits privés de son droit de grève. « Déjà avant le passage aux 35 heures, nous étions en manque de 200 postes. Le passage aux 35 heures a creusé ce déficit, avec 16 postes obtenus alors qu’il nous en fallait 50 », explique Benoît Servant, secrétaire général de la section CGTR de l’hôpital de Saint-Paul (EPSMR). La politique gouvernementale actuelle, loin d’enrayer le processus de dégradation des services publics hospitaliers entamé depuis une vingtaine d’années, selon la CGTR, apporte « des réponses sectorielles » qui sont autant de « plâtre sur une jambe de bois » : la prime au personnel des urgences et le renforcement des urgences, décidés après l’hécatombe causée par la canicule en France, sont jugés sévèrement par la CGTR, qui estime « nécessaire de revoir l’ensemble du système ».
À Saint-Paul par exemple, le personnel dénonce une saturation des installations qui l’oblige à « faire sortir certains malades plus tôt, pour prendre les plus gravement atteints. Cela induit une grande implication des familles. Les équipes de secteurs doivent gérer des patients non stabilisés, notamment dans les hôpitaux de jour », explique Benoît Servant. « Le manque de moyens est si important qu’un chef de service propose de fusionner plusieurs services », poursuit-il, ajoutant que le personnel travaille « à la limite de la sécurité » et est obligé parfois de fermer certains services pour pouvoir prendre des congés.
La structuration du secteur de la santé mentale en petites unités réparties sur l’ensemble du territoire et tournant avec très peu de personnel ajoute encore à cette pression : une dégradation de l’outil et des conditions de travail devant laquelle les acteurs de santé sont dans l’impossibilité de se mobiliser et qui a poussé la CGTR-Santé mentale à « mener une réflexion plus large intégrant aussi l’usager et sa famille ». Comment faire de l’usager de l’hôpital et de sa famille un acteur à part entière du service public et de l’hôpital en particulier ? Pour apporter les réponses à cette question, la CGTR-Santé mentale s’est doté d’un site internet : ouvert hier, il est déjà bien fourni et s’adresse autant aux usagers qu’aux agents, syndiqués et non syndiqués (voir encadré).
Enfin, cette rentrée se passe dans la dernière ligne droite avant les élections paritaires dans la fonction publique hospitalière, fixées au 21 octobre. « L’occasion est donnée aux agents, à travers ce vote, de dire ce qu’ils pensent des organisations syndicales signataires de la réforme des retraites, après les grèves de ces derniers mois », a dit encore Benoît Servant, en appelant l’ensemble des agents à garder en tête les enjeux du secteur de la Santé, à l’heure où le gouvernement annonce la réforme de l’assurance-maladie. « C’est un test grandeur nature pour la popularité de la politique gouvernementale et pour sa tactique consistant à s’appuyer sur certaines organisations syndicales pour faire passer ses réformes », a conclu le syndicaliste.E
| Premier site internet de la CGTR-Santé : « www.cgtrsm.com » |
| Le secteur de la santé mentale se met en situation de dialoguer avec les usagers et le personnel hospitalier, syndiqué ou non, à travers le tout premier site internet de la CGTR-Santé. Ce site a vocation à répondre aux attentes des agents et propose un forum, pour « un interface entre les agents et les citoyens ». Entre le syndicat et les personnels aussi.
Le site propose plusieurs rubriques : syndicat ; infos ; santé mentale (avec des documents de base tels que la "charte du patient", les états-généraux de la psychiatrie à Montpellier (2003), les soins aux détenus, etc…) ; droits ; jurisprudence ; formation ; espace syndiqués ; vie hospitalière (agenda) ; tracts et contacts avec les responsables syndicaux. Le site est aussi un lieu de débat où les syndiqués pourront trouver des éléments critiques sur les questions d’actualité : par exemple, faut-il travailler un jour férié pour financer la politique du gouvernement en direction des personnes âgées ? |
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
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