Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Social
Grève nationale majoritairement suivie à la D.R.A.C.
25 avril 2003

La très grande majorité du personnel de la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) était en grève hier à la suite d’un préavis déposé pour le 24 avril par l’Intersyndicale du ministère de la Culture et de la Communication. Le personnel de la DRAC Réunion s’est largement associé à ce mouvement dont les causes sont « la décentralisation et la défense du service public ».
L’Intersyndicale du ministère de la Culture et de la communication dénonce à l’échelle de la France « un saccage organisé » passant par la réduction du budget du ministère (-5,2% en 2003), des « attaques contre le service public de l’archéologie », un retrait de l’État de certains établissements publics et « le transfert envisagé de certaines missions au privé ». L’Intersyndicale observe que les projets de décentralisation « ne poursuivent aucun objectif d’amélioration et de renforcement du service public… » et que les mesures prises ou annoncées interviennent « sans la moindre négociation ni même concertation digne de ce nom ».
Le personnel appelle à « une mobilisation puissante et unitaire de tous les agents et de tous les secteurs du ministère de la Culture… » contre des mesures perçues comme le « camouflage d’une volonté politique de dislocation » dont la première cible serait le Patrimoine et les Monuments historiques.
Mais ce sont surtout l’absence de débat et la volonté affichée de « passage en force » qui ont poussé les personnels à la grève.
La DRAC de La Réunion est une des directions régionales où l’appel à la grève a été le plus fortement suivi. Une Intersyndicale CGT, FO, CFDT et SUD Culture s’est constituée pour dénoncer « le refus du dialogue » de la direction régionale. Les craintes relatives aux monuments historiques sont les mêmes que celles exprimées au plan national, et portent sur le risque que le transfert vers les collectivités territoriales « ne soit pas accompagné d’un transfert des compétences » selon ce que nous a déclaré hier un membre de l’Intersyndicale-Réunion, qui craint que « par méconnaissance, il y ait un risque de dégradation des monuments ». Le Jardin de l’État, la Villa du général - récemment achetée par la Région - ou la Chapelle Pointue réhabilitée, dont l’inauguration est prévue pour aujourd’hui, sont quelques exemples de monuments suivis par la direction du Patrimoine et les Musées de France, qui ont un regard de « conseil scientifique » considéré par le personnel comme « le garant d’une certaine indépendance par rapport aux élus territoriaux et locaux », poursuit ce délégué syndical. C’est cette indépendance que les personnels craignent de voir menacée. Ils dénoncent de plus « une opacité des projets et l’absence de dialogue » avec leur directrice, Mme Alyette Chateauminois.
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
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