L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
À 20 heures 50 sur Tempo
4 juillet 2006

Film franco-italien de Julien Duvivier. Avec Fernandel (don Camillo), Gino Cervi (Peppone), Sylvie (madame Christina), Vera Talqui (Gina Filotti)...
Le brave curé d’une petite bourgade italienne se frotte, avec malice, à l’anticléricalisme bon enfant du Maire communiste, qui vient d’être élu.
Dans la petite ville italienne de Brescello, le Curé Don Camillo et le Maire communiste Peppone ne cessent de se disputer, mais au final, parviennent toujours par se réconcilier.
C’est un grand classique de l’humour que nous verrons ce soir sur Tempo, et sur les 5 épisodes de cette saga, il est le seul à tenir réellement la route. "Le petit monde de Don Camillo" était à sa sortie un film original. Il faut dire qu’en cette période, la "Démocratie chrétienne" exerçait un pouvoir sans partage sur l’Italie, alors que le Parti communiste italien, éternel second, servait d’aiguillon et de conscience à cette société gangrenée par les collusions entre la mafia et le gouvernement Démocrate chrétien.
C’est cette période que nous allons voir caricaturée dans cette magnifique réalisation de Julien Duvivier, le tout rehaussé par les magistrales interprétations de Fernandel et de Gino Cervi.
Le plus souvent, lorsqu’un film reçoit les faveurs du public, les auteurs tentent de surfer sur la vague du succès, et généralement, les suites données à certaines productions s’avèrent bien médiocres.
Alors, pressentant que nous n’allons pas échapper à la longue série des "Don Camillo", je préfère vous conseiller le premier de la série pour ne pas avoir à revenir sur la suite qui, pour moi, n’a pas de justification.
"Le petit monde de Don Camillo" se suffit à lui-même, et les cinéphiles ne s’y tromperont pas en voyant les 3 lettres qui forment le mot fin. Rien ne laissait augurer qu’il puisse y avoir une suite, et c’est laborieusement que l’auteur reprendra la trame du premier pour successivement écrire 4 autres scenarii. Une petite anecdote en passant : il y eut un 6ème Don Camillo ("Don Camillo et les contestataires"), mais au moment de le tourner, Fernandel se mourait, et alors que le tournage était commencé, Gino Cervi refusa de jouer avec un autre acteur que celui qui était devenu au fil des tournages son ami.
Les rôles furent interprétés par 2 autres acteurs, et à sa sortie dans les salles, il fut boudé par le public, on n’en n’a plus jamais entendu parler.
Philippe Tesseron
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
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