À 19 heures 45 sur Tempo : ’Le Cercle rouge’

Le plus grand film policier français

26 octobre 2005

Film policier de Jean-Pierre Melville avec Alain Delon, André Bourvil, Yves Montand, Gian-Maria Volonte, François Périer...

Le commissaire Matteï de la brigade criminelle est chargé de convoyer Vogel, un détenu, par le train. Mais celui-ci s’enfuit en pleine nuit et demeure introuvable, malgré un important dispositif policier. Pendant ce temps, à Marseille, un gardien de prison propose une "affaire" à Corey, au moment de sa libération. Après s’être rendu chez Rico, Corey gagne Paris en voiture. Il recueille par hasard Vogel qui, dans la forêt de Fontainebleau, lui sauvera la vie en abattant 2 hommes de la bande de Rico, lancés à sa poursuite.

Delon, Bourvil, Montand, Volonte, Périer, on a envie de dire : "N’en jetez plus, la cour est pleine", mais lorsque l’on rajoute Jean-Pierre Melville comme maître d’œuvre de cette fiction policière, on pourrait dire que la quadrature du cercle est atteinte ! Melville, justement, commençons par lui. Déjà, le titre qu’il a voulu donné à cette histoire peut sembler énigmatique et pourtant la solution est toute entière dans cette phrase de Krishna qui est prononcée dans le film : "Quand des hommes, même s’ils s’ignorent, doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d’entre eux, et ils peuvent suivre des chemins divergents. Au jour dit, inexorablement, ils seront réunis dans le cercle rouge".
Après avoir évacué le mystère du titre, que dire de cette œuvre sinon que cela touche au génie. C’est sans conteste le plus grand film policier français. La pléiade d’acteurs vedettes qui interprètent les rôles principaux n’est sans doute pas étrangère au succès du "Cercle rouge", mais au-delà du talent de ces derniers, il faut sans conteste reconnaître que l’auteur-réalisateur de ce policier a su de main de maître nous concocter une histoire terriblement palpitante et faite de multiples rebondissements.
Pour parfaire cette présentation d’un film hors normes, on ne peut pas ne pas évoquer la présence d’un des monstres sacrés de la comédie, le regretté Bourvil, qui interprète un de ses rares rôles dramatiques. À ma connaissance, en plus du "Cercle rouge", il y en eut 2 autres : "Le miroir à deux faces" et "L’arbre de Noël". Pour la première et la dernière fois de sa carrière, il est crédité au générique avec son nom et son prénom : André Bourvil. Pour la dernière, car lors du tournage, il souffrait d’une pénible maladie. Le film, pour l’anecdote, fut terminé sans lui et il décédera peu après le tournage. Je ne peux que vous engager, même si vous l’avez déjà vu, à revoir ce chef-d’œuvre du cinéma français.

Ph. T.


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