Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Office Municipal des Sports
21 mars 2003

Ce n’est pas nous qui le disons, mais dans l’affaire de l’O.M.S., le maire de Saint-Pierre s’est conduit comme « un dictateur ». Pour le moins, celui-ci a enterré l’indépendance du mouvement sportif et affirmé sa préférence pour une municipalisation du sport... contre l’intérêt des sportifs, toutes disciplines confondues.
L’Office Municipal des Sports (O.M.S.) existe depuis près de vingt-cinq ans. Tout au long de ces années, il a affirmé son rôle de porte-parole du mouvement sportif, d’interface avec la municipalité, y compris dans la définition des priorités en matière d’équipements sportifs de la ville. Durant ce quart de siècle, l’O.M.S. avait affirmé son indépendance et il était devenu le partenaire de la municipalité pour les affaires sportives.
En moins de deux ans, la municipalité conduite par Michel Fontaine a effacé cet esprit construit par des personnes de différentes opinions, dont certaines sont aujourd’hui membres de l’équipe de Michel Fontaine.
Après le bras de fer ayant opposé l’équipe sortante de l’O.M.S. à la municipalité, - un bras de fer assorti d’une menace de suppression de subventions à l’O.M.S. -, Jean Chaply avait été élu à la présidence de l’O.M.S. Mais ce dernier, a dû démissionner, le budget en baisse par rapport à l’année précédente, ne permettait en effet plus de faire face aux obligations de l’O.M.S.
Finalement, c’est pour sauver l’O.M.S. et quelque quarante employés menacés de se retrouver sur le sable, que Jean Chaply s’est vu contraint de demander sa mise en redressement judiciaire.
Si elle a permis de sauver l’O.M.S., la démission de Jean Chaply a également permis de montrer encore un peu plus le vrai visage du maire, qualifié par l’ancien président de l’O.M.S., dans une interview au "J.I.R." de « dictateur ». Ce dernier a en effet imposé l’un de ses proches, Alex Zéganadin, à la présidence de l’O.M.S.
Cela ne s’est pas fait sans douleurs. Michel Fontaine a dû monter au créneau et dégainer l’arme fatale de la suppression de subventions pour amener certains responsables de club réticents à voter pour Alex Zéganadin.
Cela fait dire au "J.I.R." que « tout autre choix qu’Alex Zéganadin aurait conduit au désengagement de la mairie ». Et l’auteur de l’article en question se dit « confondu devant le peu de cas qui est fait du travail accompli sur le terrain par les éducateurs sportifs ; signe que bon nombre d’élus n’apportent aujourd’hui aucun crédit à ceux qui défendent le rôle prépondérant du sport dans l’élaboration du tissu social ».
En fait, cet épisode de la vie de l’O.M.S. se situe dans la ligne directe des atteintes aux libertés perpétrées par Michel Fontaine et ses amis. On assiste à la mise au pas du mouvement sportif, comme on a assisté auparavant au muselage des associations culturelles et socio-éducatives.
C’est la fin (provisoire !) d’une époque qui avait vu le mouvement sportif prendre en charge son propre développement, dans la pluralité des opinions, pour se précipiter dans une ère de municipalisation qui n’apportera rien de bon au sport en général et aux sportifs en particulier.
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Paris tombera-t-il dans le piège tendu par ceux qui veulent saboter le succès prévisible des prochains Jeux des îles aux Comores ?
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture