Crise de l’eau à La Réunion : remettre à plat un système qui favorise le gaspillage
25 août, parMettre fin aux privilèges de classe
À 21 heures 30 sur Tempo :
2 novembre 2005

Emission proposée et présentée par Philippe Labro.
Ce soir : la légende de Patrick Dewaere.
Tout semblait réussir à Patrick Dewaere. Depuis 1974 et la sortie des Valseuses, de Bertrand Blier, il avait trouvé sa place, une place unique et jamais remplacée, parmi les plus grands du cinéma français. Et pourtant, Patrick Dewaere était tenaillé par le doute, manquant de confiance en lui. On sait qu’il a eu une enfance difficile, qu’il souffrait de ne pas avoir connu son père, d’avoir eu à passer son bac trois fois de suite, de n’avoir jamais obtenu le César, en dépit de nombreuses nominations, de ne pas se sentir aimé...
L’existence était devenue trop lourde pour cet être hypersensible, nerveux et instinctif, particulièrement génial dans les rôles de perdants et de marginaux. On ne saura jamais pourquoi Patrick Dewaere a commis le geste fatal qui lui coûta la vie, le 16 juillet 1982, à l’âge de 35 ans. Mais avait-il le choix ?... Cette question est à l’origine de sa légende.
Ce soir c’est la soirée Dewaere sur Tempo, mais on peut dire également que c’est la soirée suicide, en effet, sur l’autre canal de RFO, on pourra suivre "Sans aucun doute" avec pour sujet les jeunes et le suicide. Mais revenons à "Légende" et à la fabuleuse histoire de cet acteur météorite qui a traversé la vie en laissant derrière lui tout son vague à l’âme et son image d’homme battu. Qui était Dewaere ? C’est ce que va tenter de nous dire ce soir Philippe Labro, y parviendra t-il ? Je l’ignore mais quoi qu’il en soit il sera émouvant de se rappeler cet animal blessé qu’était l’acteur, pourquoi s’est il suicidé ? Nul ne le sait, il venait de décrocher le rôle de sa vie, il devait interpréter Marcel Cerdan dans "Edith et Marcel" de Claude Lelouch, c’est le propre fils de Marcel Cerdan qui reprendra le rôle au pied levé.
On peut comprendre chez certains le suicide, mais Dewaere, même s’il était un écorché vif comme son ami Philippe Léotard, on l’aurait plutôt vu faire comme ce dernier, se tuer à coup de grands verres d’alcool. Au lendemain de sa mort c’est l’incompréhension qui a secoué le monde du cinéma, on a vu beaucoup de suicides expliqués, ils étaient la suite logique de plusieurs tentatives, mais pour cet homme, il n’y a pas eu d’essais ni d’appels au secours, l’acte a été froid, sans appel, sans un mot ni un au revoir, alors espérerons qu’il a trouvé la paix au paradis des artistes.
Philippe Tesseron
Mettre fin aux privilèges de classe
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