À 19 heures 55 sur Tempo : ’Thalassa’

Les contrebandières de la mer Rouge

4 novembre 2005

Magazine proposé et présenté par Georges Pernoud.

C’est aux premières heures de la matinée, au moment où la chaleur est encore tolérable, que des centaines de femmes envahissent les quais du port de Djibouti. Elles se réunissent tous les jours, vêtues de leurs robes et de leurs foulards multicolores pour exercer un métier qui leur est familier, le commerce. On les appelle les "charcharis" (commerçantes en langue somali) et, comme la jeune Amina, elles ravitaillent les marchés de la petite république en diverses marchandises ramenées d’Arabie.

o L’île-citadelle

Vue d’avion, l’île d’Okushiri ressemble à une citadelle géante. Une muraille de béton de plus de 14 kilomètres de long s’étire sur une grande partie du littoral. Un mur qui atteint les 12 mètres de haut par endroits et censé protéger l’île en cas de tsunami. L’île, par deux fois, a subi l’invasion des flots : en 1983, puis le 12 juillet 1993. Le drame de 1993 a commencé par un séisme de 7,8 sur l’échelle de Richter, suivi quelques minutes plus tard d’un tsunami et, enfin, d’un gigantesque incendie.

o Les Montagnes du silence

Novembre 2004 : départ de l’expédition "Endurance 2004". Réunissant une équipe composée de sourds et d’entendants, cette première grande expérience de l’association les Montagnes du silence part, depuis les Iles Falkland jusqu’en Géorgie du Sud, sur les traces de Sir Ernest Shackleton. Et c’est à bord de l’ancien voilier polaire de Jean-Louis Etienne, rebaptisé Tara, qu’ils s’élancent dans cette aventure mythique.

Trois grands reportages ce soir sur "Thalassa", et je serais tenté de dire que si cette émission n’existait pas, il faudrait l’inventer.
Mais revenons à nos 3 sujets. Ils ont un point commun et ce point c’est survivre ou vivre pour certains.

o Le premier de ces reportages nous montre une société de femmes qu’aucun homme n’accompagne et qui partent à l’aventure pour gagner le pain quotidien de toute une famille. Comme à l’accoutumée, les images des équipes de Thalassa sont somptueuses. Nous allons redécouvrir la mer Rouge, celle de Rimbaud et d’Henri de Monfreid, mais cette fois, l’aventure aura pour raison la nécessité.
Plus loin dans ce magazine, nous découvrirons que pour survivre, il faut parfois ériger des murs, murs contre une nature qui pousse l’Homme jusque dans ses derniers retranchements.

o Rien ne peut être plus puissant que les tsunamis qui déferlent le long des côtes asiatiques, mais dans cette île du Japon, les habitants ont décidé de résister. L’humain sera-t-il plus fort que la nature ?

o Enfin, nous serons certainement émus par ces marins pas tout à fait comme les autres : des sourds ou plutôt des malentendants comme on dit maintenant, qui partent à l’aventure, mais ne vont-ils pas plutôt rechercher un moyen de vivre, de vivre comme tout un chacun. Malgré leur handicap, ils vont tenter de se dépasser, et les accompagnateurs n’ont pas moins de mérite dans cette aventure humaine.
Ce dernier reportage fera le lien avec les autres. Il sera l’espoir dans un océan de malheurs. Pour conclure, je me suis rappelé le vers d’un chant de marin qui dit ceci : "La mer, toujours la mer a quelque chose à dire". Dans “Thalassa” ce soir, nous saurons grâce à des reportages étonnants à quel point la mer est porteuse de messages.

Ph. T.


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Témoignages - 82e année


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