Transports collectifs

Les élus s’émeuvent des orientations du gouvernement

Trans.cité : Congrès 2003 à Berlin

27 octobre 2003

Du 15 au 17 octobre s’est réuni à Berlin le Congrès annuel de l’association Trans.cité, regroupant les réseaux transport de plusieurs collectivités ou opérateurs (SEM) partenaires de la société Transdev, société européenne de développement des transports publics, filiale de la Caisse des dépôts et consignation (CDC) en matière de transport. À La Réunion, Transdev est actionnaire de la SEMTO, de la SEMITTEL, de la SODIPARC, de la SR21 et de la SOTRADER.
La délégation réunionnaise qui s’est rendue à Berlin lors de ce congrès était composée de sept membres représentant la SR21, la collectivité de Saint-Paul et la SEMTO. Paul Vergès y était en qualité de président honoraire de Trans.cité, dont il a été le président en 1998-99 alors qu’il présidait le SIVOMR, organisateur de transport par le relais de la SEMITTEL.
La délégation de La Réunion a rejoint les autres adhérents de Trans.cité : Transdev et les réseaux des communautés urbaines de Nantes, Grenoble, Strasbourg, ceux de la Région Ile-de-France et des villes de Chalon sur Saône, Metz et Romans sur Isère, dont le maire, Henri Bertholet (PS), a été élu pour deux ans président de Trans.cité à l’issue de l’assemblée générale. Trans.cité est un "club de réflexion" créé en 1986, qui rassemble des élus des principales familles politiques, maires, présidents ou représentants des autorités organisatrices de transports, présidents de sociétés d’économie mixte, et les professionnels, spécialistes des métiers du transport public, directeurs de sociétés, associés à Transdev.
Le Congrès annuel de l’association dure trois jours et choisit chaque année une capitale ou une grande ville européenne signalée pour ses efforts en matière de transports publics. Cette année, le choix s’est porté sur Berlin, dont le réseau transport a été entièrement restructuré tandis que la ville se reconstruisait. Elle fait aujourd’hui référence pour l’intermodalité de ses réseaux de transport (train, tramway, bus…) et ce thème était l’un de ceux mis à l’ordre du jour du Congrès 2003, auquel ont pris part environ 130 membres de délégations.
Ce Congrès s’est notamment signalé par l’adoption d’une motion, votée le 15 octobre 2003 par l’assemblée générale unanime, et protestant vivement contre les orientations du gouvernement en matière de transports collectifs. Dans cette motion, les élus « regrettent vivement les suppressions de crédits d’investissements prévus dans le projet de budget 2004 », estimant que ces suppressions, si elles se confirmaient, « remettraient en cause la réalisation des projets en cours et condamneraient l’engagement des nouveaux projets qui s’inscrivent dans la logique du développement durable prôné par les pouvoirs publics ». Les élus demandent instamment au gouvernement, dans la suite de la motion, de réviser sa position dans le cadre du débat budgétaire engagé et ont demandé à cette fin une rencontre au plus haut niveau.
Le caractère politique très unitaire de cette association et la convergence des élus de tous bords dans la condamnation des orientations budgétaires ont donné à leur prise de position eu un retentissement certain dans les allées du pouvoir. À suivre…


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