Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Cinéma
9ème édition du festival Ecran-Jeunes de Saint-Pierre du 23 septembre au 4 octobre
23 septembre 2003

À partir d’aujourd’hui et jusqu’au 4 octobre se tient à Saint-Pierre le festival de cinéma organisé par l’association Ecran-Jeunes. Des films venus de 12 pays, 9.000 jeunes - et parfois moins jeunes - spectateurs l’an dernier, une programmation très éclectique, des thèmes aussi divers que la différence, la recherche de l’identité, l’enfance maltraitée, c’est tout cela le festival Ecran-Jeunes qui en est cette année à sa 9ème édition. C’est tout cela, et bien plus encore, puisque le but poursuivi est d’amener les jeunes scolaires de la ville de Saint-Pierre à découvrir d’autres formes de cinéma que ce qui est proposé d’ordinaire dans le circuit commercial. Pour ceux qui continueraient à penser que le cinéma est avant tout américain, rappelons d’abord qu’il fut inventé en France à la fin du 19ème siècle par les frères Louis et Auguste Lumière et que, contrairement à une idée reçue, le pays qui produit le plus de film n’est pas les États-Unis, mais…l’Inde !
Ainsi, confortablement installé dans un fauteuil, le spectateur du festival Ecran-Jeunes est convié à un voyage qui l’emmène en Iran, en Lettonie, en Australie, en Inde, mais aussi en Europe… l’occasion de découvrir d’autres horizons, d’autres enfants dans le monde, d’autres modes de vie.
Et comme dans tout festival qui se respecte, il y a des prix qui sont décernés. Un par "le grand jury" composé cette année de Bruno Chane-Kane qui, après avoir fait ses classes à l’Institut de l’image de l’océan Indien, au Port, a réalisé des dessins animés diffusés sur les chaînes nationales. Autre membre du grand jury, Paul Obadia, docteur en cinéma, auteur d’un ouvrage consacré au cinéaste Pedro Almodovar ("Pedro Almodovar, l’iconoclaste", édition du Cerf), il est également professeur à l’IUFM de La Réunion où il enseigne le français et…le cinéma. À ce duo s’ajoute René Chaprenat et Roger Kahane, réalisateur, qui signa notamment "L’enfant et les sortilèges" ainsi que plusieurs épisodes de la série "L’instit" avec Gérard Klein ou encore la série " Papa poule" avec Saddy Rebbot.
Quand au jury jeunes, il sera composé de Stéphane Cavillon, venu du collège de Laon (Aisne, France) ville dont le festival est jumelé avec celui de Saint-Pierre, Bryan Obeegadoo, du collège le Bocage à l’île Maurice, de Roger Brizillia, de l’école secondaire de Grande-Anse, à Mahé (Seychelles), de Léonel Técher (collège de la Ravine des Cabris), Marie Bonnecarère (collège Saint-Charles), Loïc Fontaine (collège de la Ravine des Cafres), de Fanny Jouve (collège de Terre Sainte), Julie Zettor (collège Paul Herman) et de Léo Pholsena (collège Saint-Charles).
| An plis ke sa |
|---|
| - Les films
"La légende de Parva" (Film franco-italien), "Les chemins de la liberté (film australien), "L’enfant qui voulait être un ours" (film danois), "El Bola" (film espagnol), "Être avoir" (film français), " Les diables" (film français), "Pour une poignée d’herbe" (film germano-iranien), "Régina" (film canado-islandais), "coute Nicolas" (film français), "SOS brigade de secours" (film lettonien), "Les contrebandiers de Moonfleet" (film américain), "Le gâteau magique" (film australien), "Hugo et le dragon" (film canadien), "Hamlet" (film américain), "Goshu le violoncelliste" (film japonais), "La flèche bleue" (film luxembourgeois, suisse, italien), "Les enfants du pétrole " (film iranien). |
| - Horaires
Les films sont proposés tous les jours à 18 heures et à 20 heures, avec des séances le mercredi et le samedi à 14 heures au centre culturel Lucet Langenier. Au moulin à Café (Ravine des Cabris) les séances ont lieu tous les jours à 9 heures et à 14 heures. |
| - Tarifs
Enfants et jeunes de moins de 18 ans : 2 euros. Adultes : 5 euros. Le carnet de 5 tickets : 20 euros. |
| - Renseignements
Centre culturel Lucet Langenier, tel. 0262 25 30 73 ou 0692 69 55 65 (séances publiques) |
| Guy Lapierre, président de l’association Ecran-Jeunes |
| Donner l’envie d’aller au cinéma |
| • Guy Lapierre, au fil des années, quand on regarde la programmation de ce festival, on se rend compte qu’en filigrane, vous poursuivez un objectif : donner aux jeunes envie d’aller au cinéma…
Guy Lapierre - C’est exactement cela. Et nous proposons une programmation très variée avec des films très diversifiés, originaires d’une douzaine de pays, traitant de sujets divers liés à l’enfance : la différence, l’identité, l’enfance mal traitée etc. Pour bien situer ce qu’est le festival Ecran-Jeunes, je souhaiterai dire quelques mots sur la précédente édition qui a été un grand succès, puisque nous avons eu plus de 9.000 spectateurs. Pour cette année, au vu de réservations scolaires, je pense que nous allons franchir la barre des 10.000 spectateurs. Les écoles ont répondu très favorablement, car elles ont vu des films qui leur plaisait. Et puis, nous avons fait ce qu’il fallait pour diffuser l’information. Ainsi, nous avons organisé une réunion avec tous les directeurs des écoles de Saint-Pierre. Nous leur avons présenté le programme du festival et la réponse a été, je dirais, fulgurante. Pour vous donner une idée, nous avons du programmer 31 séances supplémentaires ! Entre autre, un film a connu un succès particulier. Il s’agit de "L’enfant qui voulait être un ours". À lui tout seul, ce film a demandé une dizaine de séances supplémentaires. - Tout à fait. On peut venir en famille. Si les films que nous proposons traitent de l’enfance, ils peuvent être vus aussi par des grandes personnes. À par peut-être quelques films destinés aux tout-petits, comme "SOS brigade" ou "Le gâteau magique" qui sont des films sans parole destinés aux enfants de trois ans. Autrement, tous les autres films, même un dessin animé comme "L’enfant qui voulait être un ours" qui traite de l’identité, peuvent être vus par des grandes personnes. C’est l’histoire d’un petit garçon qui a été élevé par une maman ours et qui sera amené à un moment à choisir entre redevenir humain ou rester ours. Cela pose vraiment le problème de l’identité, de choix. L’enfant est amené à choisir ce qu’il veut devenir, ce qu’il veut être. Même un dessin animé comme celui-la, avec des tons pastels, des dessins très doux s’adresse aussi bien à des enfants qu’à des adultes. - Par exemple, "L’enfant qui voulait être un ours" est un film danois. "SOS Brigade-secours" est un film lettonien. Nous avons "Pour une poignée d’herbe" qui est une co-production Allemagne-Iran, qui traite du problème de la drogue dans les collèges et les lycées. Nous avons un film italien, "La flèche bleue", nous avons aussi une production franco-italo-luxembourgeoise, qui traite d’une histoire indienne, "La légende de Parva". Nous avons également un très beau film espagnol sur l’enfance mal traitée, "El bola". Et puis, comme tous les ans, nous avons un film iranien, qui traite de la condition des enfants vivant aux abords d’un pipe-line de pétrole. Des enfants qui vivent totalement à l’abandon, qui récoltent les fuites de pétrole sur le pipe-line pour survivre et faire vivre leur famille. Et cela s’appelle "Les enfants du pétrole". - Ce film, "Les enfants de la liberté," raconte l’histoire de trois petites filles aborigènes qui ont été enlevées à leur tribu par les Anglais et les Australiens. Ces derniers veulent éduquer ces enfants à leur façon. Les enfants vont se révolter et s’échapper pour rejoindre leur tribu en traversant tout le désert australien. Leur seul point de repère pour regagner leur tribu est la grande barrière construite contre les lapins. Et c’est avec ce seul repère que ces trois enfants vont retrouver leur tribu et revivre dans leur environnement. Ce film est tiré d’une histoire vraie. D’ailleurs, une des trois fillettes est encore vivante. Elle a aujourd’hui 98 ans et on s’est beaucoup inspiré de son témoignage pour écrire le film. |
Courrier des lecteurs
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