Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Saint-Pierre
Écoles, aires de jeux…
10 septembre 2003

"Gran prométèr, ti donèr" : ce dicton créole, qui exprime bien ce qu’il veut dire, pourrait s’appliquer à différentes sauces concernant la municipalité de Saint-Pierre. Dans notre édition d’avant-hier, nous avions évoqué les coupes sombres et les restrictions budgétaires en direction des écoles de la part de la municipalité saint-pierroise. Pourtant, il fut un temps, durant la campagne des municipales de 2001, où les promesses fusaient. Aujourd’hui, contrairement aux promesses, qui décidément n’engagent que ceux qui y croient, l’école n’est vraiment plus une priorité.
Mais même lorsqu’ils ne sont pas en classe, les marmailles ne sont pas mieux lotis. Prenons un exemple : l’aire de jeu de la Ravine Blanche, sur le front de mer. L’endroit jouxte un parcours de santé, le gazon, la proximité de la mer invitent à la flânerie pour les uns, aux exercices sportifs pour les autres et aux jeux pour les enfants. Sauf que les jeux en question sont dans un sale état.
Prenez par exemple cette station de jeux comprenant notamment des toboggans et des passerelles. Les enfants adorent. Durant les vacances, le mercredi et le week-end en période scolaire, l’endroit est très fréquenté. Seulement voilà : cette station de jeu est dans un piteux état. Dans un premier temps, des barrières de sécurité avaient été mises tout autour pour en interdire l’accès. Mais au fil du temps, alors que l’on pouvait penser que l’installation allait être réhabilitée, on a assisté à une dégradation progressive…
Samedi dernier, par exemple, l’endroit était fréquenté par des dizaines d’enfants jouant sous le regard des parents, et ce, malgré l’état de décrépitude avancé des installations. Par exemple, un toboggan, sous le poids d’un enfant de cinq ans, laisse apparaître une cassure béante. Plus loin, une petite échelle est dessoudée et pendouille.
Juste à côté, une petite passerelle métallique semble avoir pris la décision de se désolidariser du reste de la structure. Résultat : du métal rouillé et tranchant présentant un véritable danger pour les enfants. Et ne parlons pas des autres jeux qui sont descellés, cassés…
Sans doute ce détail a-t-il échappé à un certain conseiller municipal par ailleurs conseiller général de l’endroit. Il est vrai que la voiture haut de gamme dans laquelle il se déplace souvent avec chauffeur doit avoir les vitres trop teintées. Pas question d’ouvrir les vitres pour mieux profiter de la clim’ et encore moins de s’arrêter pour constater les dégâts.
Sans doute l’autorité municipale se réfugie-t-elle derrière ce petit panneau qui rappelle que les enfants doivent surveiller leurs enfants. Ce serait alors oublier qu’un autre panneau affiche un numéro à appeler en cas de problème. Un numéro où l’on vous répond que l’on transmettra votre appel à qui de droit…
Courrier des lecteurs
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